vendredi 30 décembre 2011

Fantastic Mr. Fox

de Wes Anderson avec... Hahahaha, personne c'est un flim en stop-motion !

Après une vie de rapines M. Fox s'est rangé des voitures pour élever sa petite famille. Deux ans plus tard (soit 12 années renards), il ne supporte plus cette vie. Il décide de faire un dernier gros coup.

Wes Andeson a un grain, un gros, à mon avis, il a tout la boîte, la familiale, celle en promo avec 150 gr gratuits. Il suffit de voir sa flimo: The Royal Tenebaums, The Life Aquatic, The Darjeeling Limited.... pour s'en convaincre. Il ne pouvait donc pas réaliser cette histoire pour enfant... juste pour les enfants. 

Sans jamais tomber dans le scabreux, la violence ou la réflexion métaphasique capilotractée, il arrive à capter l'attention des adultes tant par l'esthétisme du flim que par son histoire, l'humour second degré omniprésent et la multitude de détails, référentiels ou non, qui fourmillent dans le décor (j'ai déjà vu cet hélico ;) )

Une histoire pour petits et grands, pas chiante, pas moralisatrice, pas neuneu... Un exploit !

jeudi 29 décembre 2011

Pathology

de Marc Schölermann avec... heu...ah ouai, Alyssa Milano qu'on veut nous faire passer pour une jeunette mais qui avait 35 ans en vrai à l'époque...

Un jeune (?) médecin fait une spécialisation "autopsie" loin de sa future chérie (Milano). Il va rencontrer plein de supers étudiants élitistes mais un peu zinzins.

Gogy, qu'est ce que je t'ai fait ? Je te dois de l'argent ? J'ai fait du gringue appuyé à ta chère et tendre ? Tu veux ma mort ? Pourquoi m'as-tu recommandé ce truc ?

J'aurai du faire quelques vérifications d'usage avant de regarder ce flim: sur l'affiche on peut voir par les créateurs de Crank (flim qui est aux flims d'action ce qu'un porno xxx avec des pingouins et des nains priapiques est aux flims erotico-softs). En suite, Alissa Milano... misère. Pas méchante la fille, mais sa filmo en dit long quand même. Ce n'est pas ce rôle qui va redorer son blason.

Donc, voilà, j'ai subi ce truc pénible à mort: aucun personnage sympathique, scénario prévisible et ridicule (les perso qui fument un truc genre crack, vraiment ??), réalisation banale. Ce qui est bien triste car le pitch de base était relativement excitant mais au final est à peine exploité.

Note pour les amateurs: Alyssa Milano y apparait totalement à oilp, dans une situation qui devrait plaire aux plus pervers.

Une affiche alternative sympathique et qui spoil dans joie.

mercredi 28 décembre 2011

Sherlock Holmes: A Game of Shadows

de Guy Madonna avec Iron Man,  Jerome Morrow qui remarche, Lisbeth Salander...

Sherlock Holmes est le seul à soupçonner le brave docteur Moriarty d'être en réalité un redoutable cerveau diabolique, responsable d'un grand nombre d'exactions à travers le moooooode entch'é.

Coté personnages c'est toujours complètement à coté de la plaque par rapport aux écrits de Conan Doyle, donc les intégristes des nouvelles et romans doivent à nouveau passer leur chemin (J'avoue faire partie de la caste des intégristes de Sherlock Holmes - j'ai tout lu au moins trois fois - c'est donc avec un regard plus que circonspect que je regarde chacune des adaptions cinématographiques). Ceci dit, c'est nettement plus fidèle par certains autres aspects - la relation Watson / Holmes en particulier - que le flim précédent.

Autre amélioration par rapport à l'opus un: le scénario. Ce n'est toujours pas Usual Suspects au niveau complexité mais ce n'est plus une succession de scènes d'action liées par un fil rouge de 1 micron de section.

Enfin, le méchant... Aaah, enfin un peu de charisme, enfin une tête qui inspire la crainte. Au placard le grand escogriffe  et sa dent de travers. Je n'ai rien contre Mark Strong, mais le personnage de Lord Blackwood était nase à souhait.

Bref, tout ça, c'est une très bonne surprise. A quand Le Chien des Baskerville ?

samedi 24 décembre 2011

Shark Night 3d

de David R. Ellis avec Sara Paxton, Dustin Milligan, et un beau casting respectant bien les quotas: y a un noir, une chicanos, un cool moche, un beau gosse concon, un geek médecin qu'on veut nous faire passer pour un loser...

De gentils étudiants en goguette passent un week-end chez les redneck de Floride. Pas de bol pour eux, le lac, où est plantée leur baraque, est infesté de requins mangeurs d'hommes.

Oui... un lac, avec des requins... mais c'est un lac d'eau salée... Oh, ok, alors ça va.

Le même réal nous avait déjà commis une série Z bien décomplexée: Snakes on a Plane, un projet sympathique au demeurant, mais un peu navrant sur la longueur.

L'idée de ce flim n'est pas plus bête qu'une autre comme par exemple... Je ne sais pas moi... Un flim avec un lac plein de piranhas préhistoriques qui bouffent le gens. Sauf que pour tourner un sujet aussi couillon qu'un lac infesté de requins, il faut prendre un certain recul, opter pour le second degré et si l'on est incapable d'instaurer un bon suspens - avec un scénar prévisible à donf c'est en effet compliqué - il ne faut pas hésiter à mettre un peu de gonzesses à poil et quelques effets gores (on peut aussi mettre plein de gonzesses à poil hein, faut pas hésiter). Sans ça, le spectateur lambda (c'est vous, c'est moi) risque de s'emmerder sévèrement. Pas de bol: du 1er degré, pas de suspens, pas de gonzesses à oilp, pas de gore. Résulta, un flim chiant.

Un peu dans le même genre, il vaut mieux se taper l’excellent Anaconda avec Jennifer Lopez, Ice Cube et Jon Voight. Et si ce sont les requins qui vous intéressent Deep Blue Sea de Renny "Le zinzin Suédois" Harlin devrait vous combler tant quantitativement que qualitativement parlant.


vendredi 23 décembre 2011

The Expendables (extended)

de Silvester Stallone avec Stallone, Statham, Li, Lundgren, Couture, Austin, Roberts, Rourke, Zayas, une apparition de Schwarzi et Willis...ah ouai, y a aussi deux gonzesses, mais bon, c'est un flim testostéroné à donf où La Femme n'a pas vraiment sa place.

Des mercenaires sont engagés pour zinguer un méchant dictateur sud américain, trafiquant de drogue, manipulé par un ex de la CIA.

C'est pas mal, mais clairement pas à la hauteur du casting de ouf. Certaines scènes sont éminemment sympathiques (le combat Li - Lundgren, les scènes de baston dans les sous-terrains) mais elles sont hélas bien trop rares et souvent sur-découpées.

Coté violence, c'est un peu pareil...Certains passages sont d'une rare brutalité avec un peu de gore mais on est, hélas, très loin de débordements graphiques de John Rambo (le 4eme opus). Exit également la passion fétichiste pour les gros pistolets, sauf lors d'une scène qui tombe un peu à plat.

La version extended propose 10 minutes de plus que la version cinéma... Rien de vraiment remarquable: quelques scènes allongées, un plan gore ou deux en plus... Rien de notable et ça ne fait pas du flim le délire guerrier que l'on espérait.

Quelle que soit la version, c'est loin d'être mauvais et on peut passer un bon moment décérébré... Il faut juste laisser de coté tous les espoirs que l'on pouvait avoir en voyant le casting. Espérons que le 2 (avec (une apparition ?) de JcVD et Chuck Norris) sera plus à la hauteur de nos espérances.

Catch .44

de Aaron Harvey avec Malin Akerman, Forest Whitaker, Bruce Willis, Brad Dourif...

Trois jolies poupousses, en mission, débarquent dans un bar paumé. Elles attendent un convoyeur. Ca va très très mal finir.

Si vous trouvez que Tarantino ne tourne pas assez, essayez ceci. Ca a la couleur d'un Tarantino, le goût d'un Tarantino, mais ce n'est pas du Tarantino. Du tout, du tout... ou beaucoup trop en fait.

On retrouve donc dans ce truc: un affiche au grain grindhouse, un montage en flashbacks gigognes et répétitifs à la Reservoir Dogs / Jackie Brown, des gonzesses qui discutent de trucs sans aucun intérêt à la Death Proof (une autre grosse bouse), une blague bien nase, Bruce Willis sans maquillage (ou au contraire avec plein de maquillage vilaine peau)... Le réal pousse même le vice jusqu'à embaucher Brad Dourif, dont rien que le nom excite tout amateur de bisserie millésimée année 80-90, un promesse de nawak... pour deux malheureuses scènes... Mais on met son nom sur l'affiche, ça c'est méchant.

En fait c'est pas mal ce flim, ça permet de faire  un tour de l’œuvre de Tarantino en 1h30... Un peu comme si on mangeait l'entrée, le plat et le dessert en même temps, mixés dans une grand casserole. Quoi ? C'est dégueu ? Oui en effet, il vaut mieux manger les plats séparément et laisser ceci aux cochons.

mardi 20 décembre 2011

G.I. Joe: The Rise of Cobra

de Stephen Sommers (Deep Rising, La Momie...The faiseur de séries B décontractées et généreuses) avec Dennis Quaid, plein d'autres et...et... Arnold Cool as Fuck Vosloo.

Des méchants veulent dominer le monde. Heureusement que les gentils sont là.

C'est donc bien le film basé sur les jouets. Ce n'est pas aussi pire qu'on aurait pu le craindre vu le matériau de base. L'excellente idée est sûrement d'avoir laissé tomber le look très typé des personnages (à la Village People habituellement).  

Evidemment, le scénar et bourré de nawakerie, et d'approximations... approximatives. Ainsi les scènes se déroulant à Paris ont surrement été tournées sur ordinateur et conçues par quelqu'un n'ayant jamais vu Paris de sa vie (une colline boisée, vraiment ?). On a même droit au mime en t-shirt rayé noir et blanc.  

A coté de ça, il y a des morts par légion (et pas que parmi les méchants), mais sans une goutte de sang. On a même droit à quelques décapitations (non montrées). Question violence, c'est donc un cran au dessus de X-Men ou Spiderman par exemple. Pour un film sur ce créneau c'est plutot étrange. Je voyais ça comme des trucs de gosses de 8 à 12 ans et là c'est plutot pour (grands) ado...

Ca ne dépasse jamais le niveau de film popcorn de série b, le scénar est prévisible à mourir, mais je ne me suis pas ennuyé une seconde.

Il y a quand même un truc remarquable, surtout dans la seconde partie: il y a des situations et des plans entiers piqués à ... Star Wars (la première trilogie principalement). Affolant.

vendredi 16 décembre 2011

Hanna

de Joe Wright avec Saoirse "j'ai presque toutes les voyelles dans mon prénom et je t'emmerde" Ronan (bin si), Eric Bana, Cate Blanchett...

Une ado vit dans les bois avec son papa, la haut, tout la haut ousk'il fait très très froid. Pour passer le temps, son papa lui apprend des tas de machins utiles: 25 langues différentes, le kung-fu, le tir à l'arc, flinguer des cornes de rennes. Un jour la fifille en a ras la caisse de cette vie de merde et veut aller voir ailleurs. Paaaaaaas bien.

Drôle de flim. Croisement entre le road-movie et le flim d'action au pitch improbable, quelque part entre Nikita et Rain Man. On y trouve aussi bien des scènes de baston assez efficaces qui réussissent l'exploit d'être crédibles (pas comme dans Nikita donc), et des scènes plus familiales où il ne se passe pas grand chose.

L'aspect décalé... ou plutôt à coté est encore renforcé par les personnages étonnants qui peuplent le flim. Il y a ainsi le personnage du tueur peroxydé et de ses sbires skins. Il est à la fois inquiétant et mais qu'est c'est que ce truc....et la famille américaine dont un des membres est totalement insupportable.

A mon avis, le résultat, sans être déplaisant, est un peu bancal: soit il y a trop de scènes de baston pour un road-movie initiatique, soit trop de scènes où il ne se passe presque rien pour un flim de baston avec une super gamine que tout le monde veut zinguer. Trop de scènes sérieuses pour un flim décalé, et trop de scènes décalées pour un flim sérieux. Est-ce la volonté assumée du réalisateur ou sa façon de dire non, je ne voulais pas faire un flim de baston ? Mystère.

Mitigé, je suis mitigé.

samedi 10 décembre 2011

Millénium - La Trilogie

d'un duo de réalisateurs - les plus perspicaces en déduiront que, du coup, deux de ces flims ont été tournés par le même réal, bravo - avec Noomi Rapace, Michael Nyqvist, Bjorn Aquavit, Igmar Ikea, Anders Behring Breivik...

La pauvre Lisbeth - fatalement hyper intelligente mais sociopathe à cause des autres - fait rien qu'à tomber sur des vieux saligauds qui en veulent à son pet'. Elle va rencontrer un gentil journaliste intègre qui a des problèmes et avec lui, vivre de folles aventures.

Je n'ai lu que le premier bouquin (et j'ai dû me forcer pour arriver au bout). Il est donc impossible pour moi de savoir si l'adaptation des deux autres bouquins est aussi bonne que pour le premier.

Mon problème est de taille: je n'ai pas aimé le livre. Avant la page 150 (sur 575), j'avais deviné le fond de l'histoire - chose à la portée de n'importe qui ayant déjà lu trois livres d'Agatha Christie ou vu deux épisodes de Colombo - et parce que l'auteur allonge sa soupe à grand coup de sous-intrigues sans intérêt, c'est un poil lassant. Tout ça pour expédier fissa l'intrigue principale en 3 pages - d'un classicisme foutage de gueule comme on n'ose plus en faire depuis les années 90: le coupable est le personnage qu'on a presque jamais vu et jamais soupçonné (le maître étalon du genre étant Knight Moves avec Christophe "Hin-hin" Lambert) - et en 3 lignes les sous intrigues...

Bref, le premier film, de plus deux heures, arrive à la page 300 en 30 minutes - simplifiant l'intrigue (faussement compliquée rappelons le) et éliminant certains protagonistes (ce que l'auteur du bouquin aurait du faire)... Chouette ? Pas vraiment. Je ne sais pas comment il aurait fallut adapter ces bouquins (ni même s'il fallait le faire) et je suis curieux de voir le traitement que Fincher va en faire pour la version américaine, mais une chose est certaine, c'est raté. Certes le matériau de base était déjà bien nase, mais ici c'est encore pire. Faut dire que la réalisation, oscillant entre la qualité formelle d'un Derrick et l'audace narrative d'un Sous le Soleil, n'aide pas à transcender l’œuvre originelle.

Le second flim ne m'a laissé aucun souvenir autre que mais punaise, j'ai rien compris. Il se passe quoi en fait, c'est quoi l'enjeu et pourquoi ça dure 2h10 ?. Ca m'a l'air moins foutrak que le premier... mais il n'est pas impossible que le scénariste ait tranché à la tronçonneuse dans le bouquin. Cinématographiquement parlant, c'est indigent.

Je suis content d'avoir vu le troisième flim. C'est toujours mis en scène comme un Joséphine Ange Gardien, mais en plus il y a l'une ou l'autre cascades époustouflantes. La scène du landau (et de la voiture de police) est extra...naaaaaaan, je blague, ça c'était dans Le Cuirassé Potemkin, ou à la limite dans The Untouchables de De Palma, mais pas ici. Ici, c'est du Julie Lescaut, au mieux. Bref, je suis content parce que voilà, c'est fini, c'est plié. Au revoir et merci. N'oubliez pas d'éteindre la lumière en sortant.

Punaise, mais que c'est nase ! Et ça fait un succès mondial ce truc ?? Incroyable !!!

Terminons sur une note positive. Voici un petit jeu des 7 différences. En haut l'affiche suédoise, ici en bas l'image américaine (à gauche).



La solution (faut retourner l'écran (à vos risques et périls)):


vendredi 9 décembre 2011

Red State

de Kevin Smith avec Michael Parks, John Goodman, Kevin "on me voit 5 minutes" Pollak...

Trois jeunes pensant aller gang-banguer tranquillos une milf redneck vont tomber dans les pattes de fondamentalistes cathos homophobes un poil psychorigides.

Si vous aimez Kevin Smith pour Clerks, Chasing Amy, Dogma ou son rôle dans Die Hard 4... naaaan, j'déconne... il n'est pas certain que ceci soit votre flim favori.

Comme c'est souvent la cas chez Kevin Smith, ce n'est pas hyper léger et ça ne fait pas dans la dentelle... Sauf qu'ici, en plus d'appliquer ces préceptes aux dialogues ou situations, elles sont également appliquées aux scènes de violence. C'est donc violent et très brutal, sans être gore.

Mention particulère à Michael Parks qui, dans son rôle de prédicateur exalté, fout un sacré malaise à chacune de ses interventions.

La fin en queue de poisson est un peu malheureuse - même si elle en remet un couche  sur l'aspect "tous pourris" - mais le flim vaut le peine d'être vu malgré tout.

jeudi 1 décembre 2011

Immortals 3D

(oui, "3d", c'est important, c'est en "3d", c'est vendeur, c'est pour ça que c'est bien. Dans quelques années ce sera super ringard d'avoir "3d" dans le titre, un peu comme les solariums, bars, bowlings ou boîtes diverses qui s'appelaient Machin Brol 2000... Un beau matin de début janvier ils ont eu l'air con d'un seul coup)

de Tarsem "j'ai fait The Cell avec la Bomba Latina et j'aime l'esthétisme space" Singh avec Henry Cavill, Mickey Rourke, Freida Pinto, John Hurt...

Rourke est un zinzin complet - avec un beau casque pas pratique si on dance -  il veut récupérer un gros narcafleich pour libérer les Titans et casser la gl aux Dyeux. Y a un jeune balèze qui n'est pas d'accord alors il va se fâcher crès crès fort.

C'est esthétiquement atroce, trop long, avec un scénar approximatif, et chiant comme la galle. A coté de ceci, 300 est presque supportable.

Poubelle.

mercredi 30 novembre 2011

Fright Night

de Craig Gillespie avec Anton Yelchin, Collin Farell, Toni Collette, David Tennant...

Le nouveau voisin de Charley Brewster pourrait bien être un vampire assoiffé de sang. Son copain Ed en est persuadé.

Remake d’un flim de 1985 réalisé par Tom Holland - responsable du scénario de cette version 2011 - ce n'est pas aussi bouseux qu'on pourrait le croire.

Ok, cinématographiquement c’est sans intérêt, le scénariste semble  avoir décidé de prendre des vacances au milieu de l’histoire en laissant le réalisateur improviser (Bon…Bien…Heu… On va dire que tu vas foutre le feu à la  maison… Pour un mec qui se la joue low profile jusque là c’est vraiment une bonne idée…) et Collin Farell est en totale roue libre… Bref, c’est moins bien que l’original, encore une fois !

(comme tapis sonore ici, je verrais bien un bonne petite chanson de Franecisseu « c’était mieux avant » Cabrelleu)

Malgré tout ça, je ne me suis pas vraiment ennuyé. Seule la fin, différente de l’originale si je ne me trompe (et vu que je ne me trompe jamais…), m’a vraiment saoulé.

Ah oui : le score fait énormément dans le zim-zim-badaboum-t’as-peur mais le générique de fin est topissime.

la version de 1985

samedi 26 novembre 2011

The Thing

de Matthijs van Heijningen Jr (merci de prendre un pseudo genre "John Doe" la prochaîne fois) avec Mary Elizabeth Winstead, Joel Edgerton et d'autres victimes en puissance.

En Antarctique, un groupe de Finlandais va découvrir une soucoupe volante et vont ramener à leur base un être congelé. En voilà une idée qu'elle est vraiment pas bonne... pas bonne du tout.

Soyons clair: c'est un remake du flim de Carpenter. Il est présenté comme une préquelle mais c'est une supercherie. Le scénario suit quasi parfaitement la trame du flim de 1982. Il y a effectivement certaines scènes qui font un liaison directe avec la suite, mais elles sont totalement artificielles. Le pompon revenant à la scène finale, n'hésitant pas à ressortir un des protagonistes oubliés jusque là par le scénario, pour nous montrer la poursuite du clébard par un hélico. Scène qui ouvre le flim de Carpenter.

Ce flim n'est pas une bouse sans nom, mais tout y est moins bien que dans l'original. Les personnages sont moins attachants - leur caractérisation est bâclée, le scénario avance de façon artificielle à la limite de l'incohérence et est bourré d'idioties (oh un ovni - oh un monstre - oh le beau lance flamme que tu as là - oui, faisons un feu de joie de notre base alors qu'il fait -60°C dehors - je sors pour fumer et boire mon café, le froid c'est dans la tête...) et c'est loin de foutre la moindre pétoche. Tout au plus on a peur d'avoir peur et puis...non. Bref, le seul intérêt que je vois à ce truc c'est qu'il donnera peut-être l'envie à quelques uns de voir ou revoir le chef d’œuvre de Carpenter.


vendredi 18 novembre 2011

X-Men: First Class

de Matthew "Kick Ass" Vaughn avec James McAvoy, Kevin Bacon...y a plein d'autres gens mais bon, basta.

Tout commence pendant la guerre 40-45 avec un gamin qui plie les grilles d'un camp de concentration. On embraye sur un jeune adulte télépathe qui va recueillir une ado caméléon... en route pour la préquel de X-Men (premier de la série).

Même si Matthew Vaughn est aux commandes, il ne faut pas s'attendre au moindre débordement déviant ou subversif à la Kick Ass. La série X-Men est codifiée à l’extrême et contient son lot de figures imposées... qui seront toutes parfaitement respectées.

Si le scénario est loin d'être sans intérêt (mais ce n'est pas non plus fabuleux, faut pas déconner), et que le tout est nettement moins cheap que cette purge de X-Men Origins: Wolverine, le flim souffre malgré tout d'un terrible problème selon moi: son casting.

Déjà, il faut dire à Kevin, le casque de Magneto ne lui va pas du tout. Il n'a pas le nez pour porter ce genre d’accessoire. Ensuite, le reste du casting... Punaise, ce n'est pas Twilight ici, c'est X-Men... C'est quoi cette ribambelle d'acteurs à la manque ? Ok, on est censé voir les personnages jeunes... mais là on frise le ridicule: le gentil François-Xavier, le beau ténébreux Magnéto, le black, deux asiatiques, le russe, doit y avoir un hispano ici ou là... Jeunes, beaux, torturés.... Rhaaaaaaaaaaaaaaaa. Y a des quota à remplir ? On veut ratisser un public large ? 

Et les personnages... z'avaient rien d'autre sous la main que la gonzesse libellule qui crache des valda explosives et le cousin Na'vi de Siman ? Ils sont déjà pas bien terribles comme ça, mais en les mettant en compétition avec Riptide et Azazel, c'est franchement salaud de la part du scénariste.

Mais le pire de tout, *LA* Terrible Erreur de Casting, c'est Mystique. 

Z'auraient pas pu trouver quelqu'un de plus charismatique ou l'arranger un peu mieux  (j'ai pas dit bonne, j'ai dit charismatique) ?. Quand on la voit là, et qu'on la voit dans X-Men (1 et 2) on a du mal à comprendre comment elle va faire... Oui, ok, elle est polymorphe...je sais... je parle de l'actrice qui incarne Mystique, punaise, pas du personnage, enfin... si... du personnage... et merde, faites pas chier ;)

Bref, ce n'est globalement pas aussi nase que les autres suites et dérivés des X-Men de Brian Singer, mais ce n'est la pas fête du slip, loin s'en faut, et ce juste à cause d'un casting bien bien pourri.

(on l'aura donc compris: le first class du titre, parle plutôt de l'école (au sens large), de l'initiation, que de la première classe d'un moyen de transport. A ce niveau là, on serait plutôt en "éco". Ca pourrait être pire, on pourrait être avec les valises dans la soute)

mercredi 16 novembre 2011

Sint

de Dick Maas - le plus connu des réalisateurs hollandais en dehors des Pays-Bas juste après Paul Verhoeven, déjà responsable de De Lift - qui est aux concierges ce que Jaws est aux de maîtres nageurs, traumatisant une génération entière d'ambulare verticalis avec son ascenseur psychopathe (oui, oui, un ascenseur) et de Amsterdamned - flim qui... j'en sais rien en fait, j'l'ai pas vu, mais il doit surement y avoir un zinzin qui tue des gens à Amsterdam, mais on s'en fout, Amsterdamned, c'est probablement le meilleur titre du monde, celui qui enfonce tous les autres, Die Harder ou Birdy à coté, c'est le titre pipi de chat, Amsterdamned, c'est la crème de la crème, celui qui fait passer Le jour le plus long pour le titre d'un flim de boules de seconde zone, Amsterdamned le titre qui fout la honte à celui qui a commis le 48 Heures avec Eddy Murphy qui se déroule en... 48 heures - avec des bataves femelles et mâles.

Le 5 décembre 1492, c'est la pleine lune, alors que Chirtophe Colomb a posé les pieds aux Caraïbes pensant être aux Indes... quelle nouille en géo, Saint Nicolas aidé par ses sbires vole et assassine dans la bonne humeur et son costume rouge, juché sur son âne. Les ploucs victimes sont véners et vont foutre le feu à son putain de bateau pour faire un grand méchoui. Depuis lors, quand le 5 décembre est un jour de pleine lune, ça chie dans le ventilo pour les quidam.

Ok, ce flim est relativement inégal: comique, outrancier - une marque de fabrique chez les réal hollandais ? -  gore, avec quelques longueurs de ci, de là mais, il est malgré tout sympathique. Voir le bon Saint égorger et éventrer ses victimes avec sa crosse a un coté irrévérencieux particulièrement réjouissant.

Un peu dans la veine de Rare Export: A Christmas Tale, mais avec une fin un peu moins wahoooooo... C'est tout le flim qui est tapé de la cafetière.

lundi 14 novembre 2011

Piranha 3D

de Alexandre Aja avec Elisabeth Shue, Jerry O'Connell, Stephen R. McQueen, des meufs à oilp...

Une station balnéaire, des touristes partout, un danger mortel dans l'eau, une flic qui veut tout faire fermer...

Non, ce n'est pas Jaws de Steven Spielberg, mais clairement Aja fait un hommage appuyé au flim qui traumatisa tout une génération de baigneurs, à grand coup de Richard Dreyfus (la scène d'intro est excellente), et d'effets de caméra (un travelling compensé me dit mon copain Wikipédia).

Là où ce n'est vraiment pas du Jaws, c'est du coté du scénario nawakeske au possible, des étudiants idiots, des paires de loches proéminentes et du gore bien gore dès lors que les poissons passent à table.

Pas désagréable, bien mis en boite même si ça peine un peu à démarrer vraiment, le flim se termine un peu facilement en queue de poisson sur une fin on ne peut plus ouverte... Ouverte au point de se dire que le flim n'est pas fini... mais en fait oui.

Dispensable mais très fun.

vendredi 11 novembre 2011

Conan The Barbarian 3D

de Marcus Nispel avec Jason Momoa, Stephen "Je suis Sarge dans Avatar" Lang, Rachel Nichols, Rose McGowan, Ron "j'ai un tout petit rôle" Perlman...

Un Grand Méchant veut rassembler les différents morceaux d'un casque maléfique. Vu que la tribu de Conan en possède un, et que ce Grand Méchant ne demande jamais rien gentiment,  il va tuer tout le monde... Sauf Conan bien sur, sinon y aurait pas de flim... Ce serait peut-être pas plus mal.

Cc flim n'est pas bon à rien... Il est mauvais à tout.

Du coté du scénar, ça commence de façon plutôt pas mal... sauf qu'on a l'impression de voir un remake plan par plan de la version de 1982. Même si c'est comme cela que ça se passe dans le livre d'origine, le réal n'aurait-il pas pu essayer de nous le montrer autrement ? Est-il vraiment obligé de nous (re)montrer des hommes-bêtes courant dans les bois enneigés ? Ceci étant dit, c'est la meilleure partie du flim... Par la suite c'est la misère généralisée: les héros rentrent avec difficultés (mais sans réelles encombres - faut voir pour comprendre) dans la forteresse du Grand Méchant pour constater qu'il vient de partir (et un des protagonistes sait où exactement... on se demande pourquoi ils se sont cassés le cul pour s'introduire dans la forteresse)... Le Grand Méchant reconstruit son casque et... n'en fait rien. Il faut encore foutre du sang dessus, et pas n'importe quel sang, ça non... Il fini par foutre le sang dessus, enfile le casque et... rien. Le scénariste était en vacances ? Il a chopé une méningite ? Il est parti sur le plateau de 300 n°2 ?

Les trucages... Quelques jolis costumes, quelques jolis décors... tout ça plombé par des images de synthèses toute pourries, et l'ajout d'hectolitres de sang informatique au moindre coup d'épée...mais sans blessure apparente 9 fois sur 10. Je conseille particulièrement de faire attention à l'archère d'élite qui accompagne le Grand Méchant. Elle lorgne toujours en dessous de son casque trop grand qui lui tombe devant les yeux. Elle devrait inspirer la crainte par sa seule présence, elle fait juste rire. Ah oui, il faudrait dire au décorateur qu'il est inutile de foutre des morceaux de colonne corinthienne un peu partout, y compris en pleine foret, pour nous faire comprendre qu'on est dans un flim méd-fan.

La musique... Ok, c'était quasi impossible de faire mieux que Basil Poledouris. Le compositeur n'a même pas essayé et livre une partition sans intérêt. A se demander s'il savait pour quel flim il bossait.

Les acteurs...Tout ce qui précède a fini par avoir raison de ma patience. Du coup, Momoa et son regard méchant, l'air faussement inquiétant de Rose McGowan... même Stephen Lang (dont je suis devenu instantanément fan en le voyant dans Avatar)... Tous finissent par nous fatiguer. Perlman est impécable mais il n'est là qu'au début du flim, c'est certainement ça qui lui sauve la mise.

Bref, tout ça, c'est de la merde.

Quoi ? Je devrais dire "je n'aime pas" au lieu de dire "c'est de la merde" ? Non, non... c'est de la merde.

Bref, le Conan The Barbarian de John "kaki" Milius ne perdra pas sa première place cette fois ci encore.

meilleur flim de fantasy du monde entier de tout l'univers

lundi 7 novembre 2011

Soldier

de Paul W.S. Anderson avec Kurt Russel, Jason Scott Lee, Jason Isaac, Connie Nielsen, Gary Busey...

Todd 3465 et ses copains de chambrée étant jugés obsolètes, ils sont remplacés par Caine 607 et ses potes. Todd 3465 est laissé pour mort sur une planète décharge.

L'archétype de la série B décontractée, assumée et réussie. Tout y est parfait :
- jeu totalement inexpressif de Kurt et ses copains,
- les scènes de bastons,
- les dialogues premier degré improbables (Vous avez des bombes destructices de planète ? Oui, nous en avons 15),
- le scénario simple, efficace et cohérent,
- une réalisation maîtrisée.

S'il s'agit bel et bien d'une série B, ce n'est pas comme ça qu'elle a été envisagée, vu le fric investi dans l'aventure - $75 M, dont $20M pour Kurt.

Pour la petite histoire il faut noter que le flim multiplie les références à  Blade Runner: supers soldats  à la Nexus 6, éléments de décor, props... même les dialogues font des références directes aux aventures de Batty. Le fait que le scénariste soit dans les deux cas David Webb Peoples n'y est surement pas étranger. Ceci dit, les points communs s'arrêtent là. Si Soldier est éminemment sympathique, il n'arrive pas à la cheville de Blade Runner cinématographiquement parlant.

Enfin, il faut aussi noter que le traducteur/adaptateur de la version française prouve qu'il a tout compris à l'esprit du flim: un bon nombre des sirs de la VO sont remplacés par Mon Lieutenant nettement plus dans le ton que de simples Monsieur (et pourtant totalement hors propos vu que Todd s'adresse à des civils).

samedi 5 novembre 2011

Intouchables

de Eric Toledano et Olivier Nakache avec François Cluzet, Omar Sy et heu... pffffffff... Y en a trop là, oh !

Un tétraplégique plein aux as engage un type de banlieue comme auxiliaire de vie.

Une excellente comédie.

Quoi ?
Faut en dire plus ?
Pffff...Ok...

C'est bourré d'humour noir et cruel, mais ce n'est jamais moqueur. Le flim ne joue pas sur la corde de l'apitoiement et ne contient (quasiment) pas une once de drame. Tout repose, évidemment, sur le choc des cultures entre les deux personnages principaux. Les dialogues fonctionnent à merveille et les deux réalisateurs / scénaristes évitent tous passages à vide.

Ah oui: merci aux deux pétasses du dernier rang qui ont pris tout le temps du flim pour bien faire comprendre à l'ensemble des personnes présentes dans salles qu'elles n'avaient que 80 de QI...à elles deux. Par moment le spectacle était plus dans la salle qu'à l'écran. Splendide.

Super

de James Gunn avec Rainn Wilson, Liv Tyler, Ellen Page, Kevin Bacon, Michael Rooker, la moitié de la famille Gunn...

La femme de Frank se tire avec son dealer. Frank se sent alors investi d'une mission divine: combattre le crime, et arracher sa femme des pattes de l'affreux. 

Sorte de Kick Ass adulte en nettement moins drôle et moins fin, le flim abandonne rapidement l'aspect purement parodique pour y ajouter des éléments nettement plus tragiques. Si le flim garde un aspect comique c'est quasi exclusivement au détriment des différents protagonistes. On ne rit pas avec eux, on rit d'eux... pour peu que leur aspect pathétique puisse faire rire. La réalisation est dans le ton en étant nettement plus sobre. Les effets de mise en scène n'apparaissant que lorsque le film versera (temporairement) du coté purement comics.

Le flim est intéressant, et vaut le détour... mais on n'en sort pas léger et détendu en sifflotant le générique de fin.

Ah oui: c'est un poil plus gore que Kick Ass, mais heureusement sans sombrer dans le torture porn de merde.

jeudi 3 novembre 2011

Armored

de Nimrod Antal (déjà responsable de Vacancy, un thriller sympa dans un motel et de Predators, la seule suite sympa de Predator et Predator 2) avec (accrochez-vous): Matt Dillon, Laurence Fishburn, Skeet Ulrich, Fred Ward (!) et.... Jean Reno (!!)

L'histoire de convoyeurs de fonds qui décident de piquer leur cargaison de biftons. Bien évidemment ça va mal tourner, sinon y aurait pas de flim.

Ca met du temps à démarrer, c'est beaucoup de nawak, y a des temps morts...Mais ça ne fait que 90 minutes. Ca manque de fesses et d'un tueur masqué avec un grand couteau (il ne met pas le couteau comme un masque, hein, il a un masque et un grand couteau). 

L'un dans l'autre, ça passe si on n'est pas trop regardant... Regardant, pas regardé, il faut quand même regarder le flim. Regarder un truc sans trop le regarder, ça ne veut rien dire et ce serait idiot.

 Ah oui, Jean Reno est égal à lui même: nul mais sympa...mais nul.

mercredi 2 novembre 2011

Drive

de Nicolas Winding Refn avec Ryan "j'ai 20 lignes de dialogue" Gosling, Carey Mulligan, Albert Brook, Ron Pearlman...

Cascadeur et mécano dans la journée, il arrondi ses fins de mois en servant de chauffeur dans des hold-up. Sa voisine lui plait bien mais son mari va sortir de prison... Bardaf, c'est l'embardée.

Prix de la mise en scène à Cannes en 2011, mis en boîte par le même réalisateur que Valhalla Rising et de la trilogie Pusher, voici un flim bien noir, qui prend le temps de poser une putain d'ambiance - tout en regard et en attitude - avant de déchainer une violence bien brutale et saignante.

J'ai trouvé ça excellent que ce soit au niveau de la forme ou du fond. Rien à redire. Je m'en vais regarder les précédentes réalisations de Refn, je suis sûr que je loupe quelque chose d'extra. Pas sur que ça plaira au plus grand nombre cependant (lent, plein de longs plans hyper travaillés, absence de dialogue, fort violent par moment)... Dommage pour eux.

mardi 1 novembre 2011

Le Skylab

de Julie Delpy avec Julie Delpy, Eric Elmosnino, Aure Atika, Bernadette Lafont...

Chronique d'une réunion de famille en juillet 1979, le jour où le Skylab allait s'écraser sur Terre... En Bretagne, c'est quasi certain.

Excellente comédie française sans autre prétention que de divertir. C'est drôle, parfois cruel, et très bien observé. Ça devrait rappeler quelques bons souvenirs à tous les 30+ et à tous ceux ayant participé à une réunion familiale foireuse. Il y a deux - oui, deux exactement, une + une, longueurs, mais on peut faire avec.

A voir.

(il ne faut pas négliger le second plan, il s'y passe plein de choses très drôles)

Cowboys & Aliens

de Jon Favreau avec Daniel Craig, Harrison Ford, Clancy Brown, Sam Rockwell, Paul Dano...

Un cowboy amnésique - Craig - débarque dans une petite ville. Il aurait dû se souvenir qu'il était recherché mort ou vif... Il se retrouve donc assez vite en taule. Alors que les choses risquent de tourner mal quand le père d'un autre prisonnier - Ford - veut lui faire la peau, E.T. débarque et il est très, très méchant et très, très véner.

Alors que le postula de base pourrait laisser croire à une parodie ou tout du moins à un flim léger - quelque part entre Tremors 4 et Silverado - il n'en est rien. Il est même relativement étonnant de voir le traitement de l'histoire fait par Favreau que l'on aurait pu croire plus sage et consensuel. Les cowboys sont quasi tous des crapules, les aliens sont pires et si le flim n'est pas vraiment gore, on ne peut pas dire que la violence soit édulcorée. 

Seul réel bémol: le scénario peine à faire prendre la mayonnaise du coté des détails ou des sous-intrigues. Pire, certains éléments clés de l'histoire ne seront jamais vraiment expliqués. Dès lors que les aliens débarquent, on oublie tout, on ne nous dit (presque) rien.

Pas le meilleur flim du monde mais pas aussi bouseux qu'on pourrait le croire... mais pas vraiment meilleur non plus.

vendredi 28 octobre 2011

The Frighteners

de Peter Jackson avec Michael J. Fox, Jeffrey "Herbert West for Ever" Combs, Jake "j'ai les mêmes dents que papa" Busey...

Frank Bannister est une sorte de voyant exorciste. Son métier est de débarrasser les gens des fantômes qui les harcèlent. Bien entendu, c'est un charlatan. Les fantômes sont ses complices.

Ceci n'est pas tant le pitch du flilm mais plutôt la manière dont il démarre. Car s'il y a bien des fantômes, complices d'un charlatant, c'est vers tout autre chose que l'histoire se dirige... Et je n'en dirais rien histoire de ménager le suspens.

Pour moi, ce flim fait partie de la bonne partie de la carrière de Peter Jackson. Période où il ne faisait pas systématiquement des flims trop longs avec un singe géant, des nains poilus, ou des jeunes filles perdues dans les limbes. 

En moins de 2h, il nous livre une histoire dense, sans temps mort, sans scène inutile, sans se regarder le nombril en se disant punaise comme les trucages sont beaux.mais avec un vrai suspens, de vrais rebondissements et quelques personnages particulièrement gratinés - mention spéciale à Jeffrey Combs qui en tient une sévère couche et en fait des kilo-tonnes comme il se doit.

Un chef-d'oeuvre. Point.

mardi 25 octobre 2011

Unknown

de... En fait on s'en fout, il y a Liam dedans avec Liaaaaaaaaaaaaaaaaaam Neeson et d'autres acteurs et actrices, mais on s'en cogne,  y a Liam dedans !

Un gars, Liam of course, arrive à Paris pour un colloque sur un truc achement important pour le bien de l'humanité (what else ?). Il oublie une valoche à l'airport (et nous, spectateur on a bien vu qu'il allait oublier une valise, alors, on a crié, crié-é, Liaaaaaaaam pour qu'il revienne... mais il est pas revenu)... Bref, il part la reprendre, et quand il revient à l'hotel, sa femme est avec un autre mari qui a le même nom que lui. Merde, on a volé la vie de Liam. Ca va chier !

Encore un flim parfait avec Liaaaaaaaaaaaaaaaaam. Rien à dire c'est nickel, même si ça manque de scènes de torture, de méchants arabes v(i)oleurs de jeunes vierges américaines et de protagonistes juste là pour se faire tuer par Liaaaaaaaaaaaaaaaaaam. Par contre, il y a des vrais rebondissements incroyables et un suspens de ouf. Encore un chef-d'oeuvre avec Liaaaaaaaaaaaaaaaaaaaam.

Fan de Liaaaaaaaaaaaaaaaaaam - je sais que vous êtes nombreux - ruez-vous, c'est d'la balle.

lundi 24 octobre 2011

Tremors

de Ron Underwood avec Kevin "j'étais pas connu à l'époque" Bacon, Fred "J'ai aussi tourné dans Remo Williams et dans un film d'Alain Robbe-Grillet" Ward, Finn Carter, Michael Gross...

Les 14 habitants de Perfection, un patelin situé en plein désert à plus de 40 km de... rien, vont devoir affronter les terribles graboïdes. F34R !

L'exemple parfait de comment remplacer le manque d'argent par de bonnes idées.

Le scénario se concentre sur le développement de son concept de base, sans multiplier les sous-intrigues sans intérêt et propose une série de personnages certes un peu caricaturaux mais tous attachants. Du coté des trucages, on remplace le manque d'argent par quelques trucs efficaces qui font parfaitement illusion à l'écran (Donc le gros ver là, en fait c'est une brosse sous un tapis ? Ouai... Stupéfiant non ?). C'est simple et efficace sans être ridicule. Les bonnes idées remplaçant donc le manque de budget mais en restant parfaitement crédibles.

Bref, une excelllllllllllllllllllente série b, qui a connu un tel succès - surtout en vidéo - qu'elle engendrera deux suites, une préquelle, et une série télé de 13 épisodes... le tout sympathique, mais de qualité variable.

dimanche 16 octobre 2011

Adam's Apples

de Anders Thomas Jensen avec Ulrich, Mads, Nicolas, Paprika, Ali...

Un skinhead sortant de prison doit faire un stage de réinsertion. Celui-ci se déroule dans une petite communauté religieuse composée d'un alcoolique repenti aux tendances cleptomanes... qui boit, d'un braqueur repenti... qui braque et d'un curé ayant une conception particulière de l'écoute des autres, et de la vie en général.

La meilleure façon... la moins mauvaise... la seule que j'ai trouvée... de décrire ce flim est: un flim de David Lynch - période Twin Peaks - à la sauce danoise, tout en douceur. C'est complètement barge, décalé, surréaliste... Les dialogues sont complètement...zinzins. Pas qu'ils soient irrationnels - on n'est pas dans En attendant Godot - mais ils sont régulièrement en complet décalage avec la situation (et *pas du tout* dans le style de Tarantino).

Après les trolls hargneux et le Père Noel psychopathe, un autre grand moment totalement décalé en provenance d'un pays plein de Bjorn et Knut ;)

(merci à mon camarade Olivier pour cette excellente recommandation cinématographique)

samedi 15 octobre 2011

Scott Pilgrim vs. The World

de Edwar "Shaun of the Dead / Hot Fuzz" Wright avec Micheal Cera et 6000 autres acteurs et actrices, au moins... voire plus.

Afin de pouvoir conquérir le cœur de la fille lui ayant tapé dans l’œil, Scott Pilgrim va devoir vaincre les 7 Evil Exes de la gonzesse. Il va devoir également gérer sa (future ex-)copine actuelle...

Ce flim est une incontestable réussite au niveau de la forme. Mené tambour battant, chaque scène, chaque ligne de dialogue est une référence, une parodie, un hommage à la geek culture. Ca va de la musique de synthèse très années 80 (style Commodore C64 ou SNES) à Seinfeld en passant par les manga et le cinéma de Bollywood. Avec, bien entendu, son lot de caméo... Impossible de tout voir, de toute entendre, tant il y a de la matière.

Sur le fond...bha... L'histoire n'est pas au niveau de la forme, c'est évident. Est-ce grave ? Non !

Le seul reproche que l'on pourrait éventuellement faire, c'est la longueur... plus d'1h45 de délire total en continu (107 minutes hors générique, et ça continue (un peu) durant le générique), cela peut s'avérer un poil éprouvant.
 
(Merci à Kaspersky de bloquer les images en provenance de Blogspot... Anti-bannière de merde)

lundi 10 octobre 2011

Captain America: The First Avenger

de Joe Johnston avec Chris Evans, Tommy Lee Jones, Hugo "Mr. Smith for Ever" Weaving...

La genèse de Captain America durant le seconde guerre mondiale, et son utilisation comme outil de propagande avant que les choses sérieuses ne commencent face à Red Skull.

Après Thor et Green Lantern - deux navets stratosphériques - je ne m'attendais pas à grand chose. Au final il s'agit donc d'une bonne surprise. Une bonne histoire - présentée lors d'un looooooong flash-back - un méchant excellent, des enjeux susceptibles de nous intéresser. Il y a même de l'humour volontaire. Que demande le peuple ?

Une des bonnes idées du flim a été de recourir aux trucages informatiques pour réduire le personnage de Chris Evans avant sa transformation en Captain America... Truc qu'Albert Pyun n'avait pu faire dans sa version - ultra cheap - de 1990, se contentant de faire boiter l'armoire à glace jouant le rôle titre. Sacré Albert.

La version d'Albert, qui en jette.

samedi 8 octobre 2011

Dead Man's Shoes

de Shane Meadows avec Paddy Considine...

Un ancien militaire rejoint son patelin natal avec son brozer handicapé mental léger. Il va démastiquer les salopards ayant fait chier son frère.

Un peu à la façon de Harry Brown (tout en étant moins facho il me semble), ce vigilante movie, en fait c'est plutôt un flim de vengeance, se déroule sur un fond de "misère sociale" (à la Ken Loach pour faire simple).

J'ai trouvé ça moins sympa que Harry Brown au global, mais j'ai passé un bon moment. C'est efficace sans être horrible, il y a du sang mais pas de gore, un vrai scénar avec un début et une fin. Reste que le flim n'est pas vraiment à ranger dans la catégorie film comique.

Le seul point avec lequel j'ai un réel problème, ce sont les méchants du flim. Sorte de bras-cassés de banlieue roulant en deux-chevaux pourrie, tantôt présentés comme des caïds, tantôt tournés en ridicule tellement ils sont mauvais à tout. Ça décrédibilise fortement leurs personnages je trouve... Mais c'est un détail.

Heureusement, le gentil est impeccable...et clairement n'est pas bien dans sa tête.

jeudi 6 octobre 2011

Heartless

de Philip Ridley, le gars qui a réalisé Darlky Noon, avec Jim Sturgess, Clemense Poésy...

Jamie, défiguré de naissance est le seul à voir les démons qui sèment le terreur dans  une banlieue de Londres.

Après le croisement des genres flim social et flim de vengeance, Harry Brown en tête, après les flims qui foutent mal à l'aise comme Never Let Me Go, voici un croisement improbable de tout ça...

Dans Heartless, on trouve donc de la réalité sociale à la Ken Loach plus... autre chose...et franchement ca met très très mal à l'aise. Un peu de gore (pas plus que dans Dexter), peu de moyens, mais l'art de poser une ambiance bien épaisse et de foutre la pétoche avec rien... ou presque.

Voir la bande annonce de cet excellent flim est une mauvaise idée car elle gâche une bonne partie des surprises que nous réserve le scénario.

mercredi 5 octobre 2011

Death Sentence

de James "Saw" Wan avec Keavin Bacon, Kelly Preston, Garett Hedlund, Aisha Tyler, John Goodman...

Un bon père de famille honnête et droit va rentrer en guerre contre le gang ayant exécuté son fils ainé. Il va y laisser quelques plumes.

Amis du cinéma de vengeance et de l'auto-justice expéditive, bonjour !

Dans un genre occupé par un nombre incalculable de navets nauséabonds (la série des Deathwish en tête), ce flim est particulièrement bien foutu, tant du coté du scénario - simple, mais efficace - que de la réalisation. Certaines scènes laissent pantois... Ainsi la course-poursuite entre Kevin et les quelques sauvageons qui ne lui veulent pas que du bien est au moins aussi folle que celle de Point Break et vaut à elle seule la vision du flim.

Heureusement pour notre santé mentale, ce flim n'est ni complaisant, ni racoleur et est loin de faire l'apologie de l'auto-justice. Le héros ne va pas sortir grandi ni heureux de cette affaire... Contrairement aux bronsonries évoquées plus haut.

Bref, si l'on est pas totalement hermétique au genre, voilà un bon flim avec le beau - mais inquiétant, genre je ne voudrais pas le rencontrer le soir au coin d'un bois - Kevin Bacon.

lundi 3 octobre 2011

Taken

de Pierre Morel avec Liam Neeson, Maggie Grace...

La fille d'un ex-agent de la CIA (?) est kidnappée lors d'un trip à Paris et devrait finir dans une réseau de prostitution, bourrée de coke. Liam est véner, ça va chier grave.

Excellente mise en place de 15 minutes... Ca tourne vite au nawak total, avec un scénar idiot, multipliant les intervenants juste là pour se faire buter par Neeson ou être oubliés par le scénariste après 3 scènes, mais avec jusque ce qu'il faut de putassier et complaisant pour ratisser du spectateur peu regardant ou trop bon public.

En voyant Europa Corp - la boite à Luc Besson - et Pierre Morel au générique - inoubliable réalisateur de From Paris with Love et Banlieue 13 - j'aurai du me méfier. 

A oublier d'urgence.

vendredi 30 septembre 2011

Green Lantern

de Martin Campbell avec Ryan Reynolds, Blake Lively, Peter Sarsgaard, Mark Strong, Tim Robbins...

Un extraterrestre tout rose reçoit une rouste monumentale de la part d'un autre extraterrestre pas beau et super balèze. Il s'échoue sur Terre et avant de mourir transmet son pouvoir à un pilote de chasse courageux mais traumatisé par la mort de son papa (une scène, trois minutes). L'heureux zélu va rencontrer plein d'autres extraterrestres, tous très moches mais portant le même costard que lui. Il va devoir luter contre le super balèze.

Dans le fond, c'est comme pour Thor: en gros on s'en contre fout des problèmes à l'échelle cosmique des extraterrestres pas beaux. Il faudrait quelques enjeux un peu plus terre à terre pour provoquer un brin d'intérêt chez le spectateur. Et ce n'est pas la romance à deux balles qui risque de nous captiver. Bref, pendant deux heures, on se demande ce qu'on fout là, on médite sur sa liste de courses, voire on se dit qu'on irait bien faire caca.

Dans la forme... C'est pire que le fond. Je ne connais pas le comics en question, je ne sais pas si le flim est fidèle à la bd... mais ça ne va pas, pas du tout! Entre le look des Green Lantern, Sinestro - lui, rien qu'à son nom et sa moustache ridicule, on sait que ça va être un méchant - la tronche des "gardiens"... Même Tim Robbins, qui n'est pourtant pas déguisé, fait peur à voir sous les couches de maquillages. Le design général est juste atroce. Atrocement ringard n'est pas suffisant pour décrire ce que l'on subit.

Il y a malgré tout un, uno, een, one truc sympa dans ce...machin filmé: la façon dont Ryan Reynolds va se faire reconnaître systématiquement malgré son masque (ridicule). Vu que je viens de vous le spoiler, même plus la peine de regarder le film pour ça. Ne me dites pas merci, c'est k-do.

Il y a évidemment une porte ouverte sur une suite dont l’intérêt part déjà avec du plomb dans l'aile: Green Lantern ayant cassé la tronche de La Plus Grande Menace de l'Univers, que va-t-il bien pouvoir affronter de pire ? Les courses à Carrefour samedi 12 juillet à 14h00 ? L'intégrale de l'oeuvre d'Yvette Horner (non, ce n'est pas la femme, ni la mère, ni la soeur, ni la cousine de James... enfin je l'espère) reprise au basson par un quatuor à corde inuit ? Les 64eme de finale, en direct et en intégralité, du championnat brésilien de curling ? J'ai _vraiment_ hâte de le savoir.

mercredi 28 septembre 2011

The Ward

de John Carpenter avec Amber "Drive Angry" Heard et... j'les connais pas, mais elles et ils sont bons.

Une meuf fout le feu à une bicoque et se retrouve dans un asile de guedins. Elle va récupérer la chambre d'une autre gonzesse qui semble avoir passé un sale quart d'heure dans les 2 minutes pré-générique.

Si un film avec des minettes, des samouraïs géants armés de mini-gun façon Coooooooooooooooontaaaaaaaaaaaaact, des dragons, des orcs, des zombies nazis, des robots kung-fu faisant de la fight dans un train transportant un bombe à neutrons de ouatmille kilo tonnes, le tout dans un cabaret fantasmé style années 20 qui est en réalité un asile pour minettes homicides dirigé par un infirmier chef nabot et sadique, et une médecin à l'accent allemand n'est pas votre truc, alors ce flim pourrait vous intéresser.

Sans effet poseur, sans passer 6000 heures en post production pour truquer le moindre pixel de l'image, en évitant de nombreux clichés du film d'asile, mais avec un vrai scénar, une photo splendide et de vrais acteurs, Carpenter nous délivre une excellente série b d'horreur à l'ancienne. Jouant avec nos nerfs très efficacement, parfois avec presque rien.

Seul petit bémol : la fin. Sans être prévisible elle pourrait laisser un petit goût de déjà vu à ceux qui ont regardé... Nan je ne le vous dirai pas, nanananère !

mardi 27 septembre 2011

Moon

de Duncan "Source Code" Jones avec Sam Rockwell, Kevin Spacey (...enfin...presque ^^)

Sam Rockwell exploite seul des gisements sur la Lune. Sa mission de 3 ans touche à sa fin. Il va avoir un petit accident.

Film de SF à l'ancienne, au scénario faussement minimaliste, avec des petites maquettes, des ordinateurs préhistoriques...

Pas d'alien, pas de gore, tout dans l'ambiance. Ce n'est pas parfait (c'est un premier long métrage) mais ça se laisse voir avec plaisir. Preuve éclatante qu'il  n'est pas nécessaire d'avoir $200M, des trucages de la mort et des robots géants pour faire un vrai bon flim de SF.

Duncan Jones n'est pas exactement un inconnu. C'est le fils de David Bowie.