jeudi 27 septembre 2012

Frailty

de Bill Paxton avec Matthew McConaughey (si quelqu'un sait de façon définitive comment ce nom se prononce, merci de me le dire), Powers Boothe, Bill Paxton...

La Main de Dieu - un tueur zinzin - a déjà zigouillé un paquet de gens. Adam Meaks se présente un soir au FBI en prétendant que c'est son frère Fenton le coupable. A l'agent du FBI, il va raconter comment, des années plus tôt, leur père les a entraînés dans une mission divine: tuer les démons qui peuplent la Terre, à l'aide d'un bout de tuyau, d'une hache et d'une paire de gants magèk.

Premier long métrage réalisé par Bill Paxton et c'est un coup de maître. Sans aucun effet gore ni scène démonstrative, le flim distille une ambiance d'une noirceur incroyable et certaines scènes foutent vraiment très mal à l'aise. Si à première vue le scénar - qui n'hésite pas à aller au bout de ses idées de base - s'avère prévisible (il l'est), ce n'est que pour mieux nous couper l'herbe sous le pied... Il faut voir pour comprendre ;)

Ca vaut le coup d'oeil, vraiment.

dimanche 16 septembre 2012

John Rambo Extended Cut

de Sylvester Stallone avec lui-même, Julie Merce... Benz, d'autres blancs sympas, quelques asiat' sympas aussi et des centaines d'affreux bridés méchants.

Des gentils ricains issus d'une confrérie religieuse veulent aller aider les pauvres petits gentils qui habitent en Birmanie. Quand Rambo apprend que les méchants méchants les ont capturés, son sang ne fait qu'un tour. Ca va chier dans le ventilo pour les méchants.

John Rambo est un flim comme on n'ose plus en faire depuis la fin des années 80. Les méchants sont caricaturaux à outrance concentrant tous les vices de l'humanité : ils sont cruels, idiots, fumeurs, alcooliques, pédophiles, violents, moustachus. Les gentils sont d'une candeur improbable... Là où on n'est pas du tout dans les années 80, c'est au niveau de la violence graphique, les impacts de balle en particulier.

Merci aux trucages digitaux invisibles...enfin si, on voit bien le sang qui gicle, les corps coupés en deux (ou plus), les membres arrachés, mais on ne voit pas que c'est du fake. Le flim est donc d'une violence inouïe, bien plus que les deux Expendables réunis, et ne verse jamais dans le gore-cartoon. C'est du sérieux et ça fait mal.

Le version extended ajoute quelques scènes, redondantes, de blabla, allonge peut-être l'une ou  l'autre scènes, ajoute quelques plans, mais ne comble pas certaines ellipses (le type donné à bouffé aux cochons, la capture du groupe de commandos).

Sans être chiante comme peuvent parfois l'être les versions allongées, la vision de ce montage est loin d'être requise... D'un autre coté, si on n'a jamais vu John Rambo, autant voir cette version ;)

samedi 8 septembre 2012

Buried

de Rodrigo Cortés avec Ryan Reynolds...et c'est tout, ou presque.

Paul se réveille dans un cercueil dont il ne peut sortir. Il a un zippo, un gsm et deux ou trois bricoles.

Mis à part quelques plans un peu malheureux, la camera ne sort jamais du cercueil et l'ensemble de l'action se passe à la seule lueur du gsm ou du briquet. Malgré tout le scénar est assez bien ficelé pour tenir les 95 minutes du métrages sans que l'on s'ennuie.

Certes il y a un petit coté exercice un peu vain et gratuit derrière toute cette entreprise, mais Cortès a au moins deux mérites:
- aller jusqu'au bout de son idée, sans compromis,
- oser ce à quoi Rob Reiner avait renoncer avec Misery: ne jamais sortir du lieu de l'enfermement. 

A voir non seulement comme une curiosité, mais aussi comme un très bon flim.

Sympa, non ?

vendredi 7 septembre 2012

Die Hard

De John McTiernan avec Bruce Willis, Alan Rickman, Alexander Godunov…

Des méchants terrorriss – en fait non, ils sont méchants mais ce ne sont pas des terrorriss – investissent le Nakatomi Plaza le jour du cocktail spécial Noël. C’est aussi ce jour là que John McClane arrive de New-York pour faire la bise à sa femme et ses gosses. Ca va chier grave pour les terro. En même temps on ne peut pas les blâmer, c’est le 1, personne ne connait John McClane.

Mine de rien, ce bon John McTiernan a réalisé deux des plus grands monuments du flim d’action de la fin des années 80 (oui, 1980) : Predator et Die Hard. L’un et l’autre vont générer une quantité incroyable d’ersatz – tout pourris pour la plupart - et engendrer leur lot de suites parfois bien nulles également.

Choses marquantes : la mise en place et la caractérisation des personnages. En quelques scènes, quelques lignes de dialogue, les personnages, les enjeux… tout est mis en place de façon magistrale. Au point que l’on connaîtra le nom de chacun des méchants, même le plus insignifiant des sous-fifres n’ayant pourtant aucune ligne de dialogue. Coté second role c’est pareil, du flic black à ce pauvre Harry Ellis, tous existent et ne sont pas de simple sac à frag.

Pas de panique, tout ça, ça prend 10 minutes et le reste du flim, c’est de la baston. Pas de flashback expliquant un traumatisme qu’aurait subit le héros ou le méchant. Pas de romance à deux balles, pas de gosses qui pleurent… Un méchant, qui veut de l’oseille. Pourquoi ? Pour être riche. Point.

Alan Rickman vole presque la vedette à Willis tant il est parfait dans son rôle de Grand Vilain ayant tout prévu…Tout prévu, sauf John McClane.

Evidemment, les scènes d’action et en particulier les fusillades datent un peu : pas de sur-découpage, pas d’effet à la Matrix et les impacts de balles sont réalisés live – meuh non, on ne tire pas vraiment sur les acteurs. Ceci dit, le sang coule, les genoux éclatent et les nuques se brisent bruyamment.

Bravo aux génies qui trouvèrent ce titre magnifique pour la VF : Piège de Cristal. Dans deux ans, ils seront dans la merde.

Die Hard 2: Die Harder

De Renny « Le zinzin suédois » Harlin avec Bruce Willis, Franco Nero, William Sadler…

Un méchant militaire et sa troupe tournent casaque et, la veille de Noël, prennent en otage tout un aéroport, pour permettre l’évasion d’un méchant dictateur… de je ne sais plus où … Un truc genre Val Verde peut-être bien… Comme dans Commando, un autre chef-d’œuvre. Pas de bol, John est aussi à l’aéroport et il attend sa femme. Putain, les gars, z’avez pas vu le 1 ? Monumentale erreur !

- Bon, le « deux » sort et on est dans la merde. Ces cons de ricains nous balancent « Die Harder » dans le titre et y a même plus une putain de tour en verre. Vu qu’on peut pas appeler ça « Encore plus Die Hard » ou « Plus Die Hard que Die Hard »… Qu’est-ce qu’on fait ?
- On pourrait appeler ça « Die Hard 2 » ?
- Dis, Coco, il est écrit quoi sur la porte là ? Oui en effet il est indiqué «sfitaérC sed uaeruB». Ouais, on parle de nous, c’est pour ça qu’il y a une majuscule à « sfitaérc ». Alors faudrait voir à l’être un peu…
- Z’êtes des nases, tous, moi j’ai une idée : « 58 minutes pour vivre ». Ha, z’êtes soufflés là !?!
- Heu, Chef, ça ne veut rien dire ce titre. A la limite « 58 minutes à vivre » ok, mais « pour vivre »…
- Ecoute Coco, t’y connais rien. Ce titre, c’est du béton armé.

Le flim est à l’image de son titre français : c’est nawak. Très bien fait, très plaisant, avec juste ce qu’il faut de blagues référentielles avec le 1. Mais, c’est totalement n’importe quoi. Faut dire que Harlin adore les trucs énooooooooooooormes, mais qu’il est doué. On verse donc dans le Tex Avery… mais avec une pincée de gore. Sacré Renny.

Die Hard 3: Die Hard with a Vengeance

De John “Je suis de retour aux affaires” McTiernan avec Bruce Willis, Jésus, Jeremy Irons…

Simon Gruber est véner que John ait balancé son fréro par une fenêtre du Nakatomi Plaza. Il va se venger. Mais est-ce vraiment la seule raison pour le faire courir un peu partout et le faire jouer à Jacques à dit ?

Le duo Willis - Jésus fonctionne à merveille, les trois méchants principaux sont exquis et d'une fourberie parfaite, les dialogues savoureux... Le scénar est improbable mais en fait, on s'en cogne un peu.

Ce flim n’a qu’un seul défaut : il faut le voir sur un grand écran. Non, pas un 52 pouces… Un écran de cinéma. C’est la seule manière de profiter pleinement des plans de fou concoctés par McTiernan (rien que l’attaque du coffre-fort vue simultanément sur plusieurs écrans de surveillance vaut la vision du flim).

Le reste, tout le reste, est parfait... ok, la scène finale manque un peu de peps...On s'en fout !

jeudi 6 septembre 2012

Men in Black 3

du même que les 2 autres, avec grosso-modo les mêmes que dans les deux autres.

Un affreux extraterrestre - mais ils le sont tous dans MiB, y a que les humains qui sont beaux - s'échappe de sa prison lunaire. Son plan est simple: tuer K dans le passé afin qu'il ne soit jamais en mesure de le foutre en taule par la suite.

A part peut-être 12 Monkeys, les flims à base de voyage dans le temps sont tous foireux. Ils gèrent tant bien que mal les paradoxes temporels en oscillant entre le gros coup bluff et l'explication scientifique fumeuse. Ici, tout se résume à des tasses de chocolat chaud. Non, je ne blague pas. En fait c'est assez représentatif de l'ensemble du contenu du flim: on ne s'emmerde pas avec les détails.

Le flim est plein de jolis trucages, la réalisation est correcte, on ne s'emmerde pas... mais il n'y a rien de subtil. Clairement les détails, on s'en cogne. Scénar aux trous béants ? Pas grave. Scènes loufoques qu'on se demande ce qu'elles foutent là ? Qu'importe. Scénario ultra-mince sans audace qui oublie de conclure ses sous-intrigues ? Bin ouais et alors ?!

Donc, voilà, c'est bien fait, mais c'est totalement dispensable. Seul point vraiment positif selon moi: Josh Brolin en agent K (et donc en Thomy Lee Jones) jeune. Excellent.