vendredi 30 novembre 2018

The Predator

De Shane Black avec... heu... et bien mis à part Jake "Mon mon père jouait dans Predator 2" Busey, je ne connais personne, alors voilà, je passe.

Un militaire en mission va mettre la main sur du matos d'un Predator. Il ne va trouver rien de mieux à faire que de l'expédier à son gamin autiste qui va commencer à jouer avec et ainsi permettre à deux Predator (une grand et un petit, un peu comme Laurel et Hardy (on m'avait pourtant dit de ne pas le dire)) ainsi que des méchants humains de le localiser (le matos). Tout ce beau monde veut mettre la main dessus... Sur la matos hein, pas sur le gosse... Quoi que...Ca va être le bordel.

Mine de rien, la série des Predator existe depuis plus de 30 ans, le premier datant de 1987. Depuis lors, il y aura eu des hauts (Predator, Predator 2, Predators) et des bas (Alien versus Predator et AvP 2). Shane Black, qui jouait dans le premier, prend ici les manettes et pond également un scénario, où il s'amuse à faire jurer des gosses. Il aime ça le Shane faire jurer des gosses, déjà dans The Last Boy Scout ... mais je m'égare.

Je ne sais pas si c'est à cause d'un remontage tardif, de coupes sauvages mais c'est en effet un beau bordel, à commencer par le scénario... Globalement compréhensible - faut pas déconner, c'est un film de la série Predator - mais pour le moins foutrak. La narration est à l'avenant. Le résultat est donc particulièrement bancal. Le film est truffé de scènes trop longues et parfois inutiles mais, dans le même temps, bâcle totalement tout ce qui concerne les méchants - humains et alien - leurs motivations, leurs buts...

Heureusement, Shane il voulait faire un flim classé R, et du coup, c'est particulièrement gorasse. On démembre, décapite, éviscère dans la joie et des hectolitres d’hémoglobine. C'est nettement plus brutal et démonstratif que les opus antérieurs.

Au final, je ne trouve pas ça très bon, mais c'est réjouissant. Je l'ai vu, je suis content, je vais pouvoir l'oublier.

(Ah, oui, l'affiche, elle est juste atroce, mais j'ai rien trouvé de meilleur)

mardi 30 octobre 2018

Halloween (2018)

de David Gordon Green avec Jamie Lee "Je suis bien zinzin aussi" Curtis, The Shape et des autres dont ce bon vieux Will Patton.

Quarante ans pile-poil que Michael est enfermé dans un asile. Un accident de bus plus tard, c'est reparti pour un tour.

Détail qui a son importance: ce flim fait table rase de toutes les suites et autres reboot existants, même de H20 qui marquait pourtant déjà le retour de Jamie Lee Curtis et clôturait (temporairement) la saga. Il fait aussi fi de tous les slasher modernes à la Scream, mêlant tueurs zinzins et humour référentiel. On n'est pas là pour rigoler.

Si le flim démarre un peu lentement, ce n'est que pour mieux s'emballer par la suite et le réal a l'excellente idée de très bien remplir le cahier des charges: ellipses pour camoufler un scénar boiteux - ça revendique clairement un coté bis assumé y compris lors d'un rebondissement complètement idiot, utilisation de la profondeur de champ, fan service régulier mais pas outrancier, démastication d'ados débilos... D'ailleurs à ce propos, c'est nettement plus méchant que dans l'original. En 78 on suggérait, en 2018, on montre nettement plus, et ça fait mal.

Ca ne révolutionne pas le genre, ça n'est pas une leçon de cinéma... mais rien que de voir "Malek Akkad Presents" au début du flim, ça le fait !

Ce qui le fait aussi, c'est la fin du générique. Rien à voir... faut juste écouter ;)