samedi 29 décembre 2012

The Bourne Legacy

de Tony Gilroy avec Jeremy Renner, Scott Glenn, Stacy Keach, Edward Norton...

Suite à la trilogie précédente, toute l'opération est arrétée et les Jason Bourne like sont tous éliminés. Tous ? Non, hein, il y en reste un. Sinon, y aurait pas de flim.

C'est bien foutu, avec des grosses scènes d'action, des explosions, du mystère, des bagarres, des poursuites endiablées. Tout ce qu'il faut dans un bon flim d'action, mais...

Déjà il faut avoir vu les autres flims de la franchise. Celui qui n'a jamais vu un Jason Bourne de sa vie (mais pourquoi voudrait-il voir celui ci ?) ou qui les a oubliés, va ramer sévère. Mais ce n'est pas ça le pire. Le pire c'est que rien n'est résolu dans ce flim, tout reste ouvert. 

Après une première longue partie où l'on nous pose 6000 questions, le flim se termine par une poursuite de plus 30 minutes... et c'est tout. En résumé, il faudra voir les hypothétiques flims suivants pour savoir ce qu'il advient des comploteurs, d'où venait le Super-Super agent qui a mangé un pilier en béton assez salement ou plus prosaïquement, pourquoi le M. il pique une montre en or à un (supposé) inconnu.

Les demi flims, je ne les aime qu'à moitié.

Edit: mon camarade Xavier me fait remarquer que la montre servira aux héros, à la fin du flim, pour se payer un voyage en bateau. Voilà ce qui arrive quand on regarde un demi-flim à moitié, on loupe des trucs...

vendredi 28 décembre 2012

Hotel Transylvania

de... Attends... Heu... Ah oui... Genndy Tartakovsky avec personne.

Dracula a construit un lieu à l'abri des méchants humains qui ne veulent que du mal aux monstres. Il y cloître sa fille, qui à 118 ans compte bien aller voir ailleurs si elle y est.

Ok, c'est pour gosses mais est-ce une raison pour faire un scénario à ce point simpliste ? Si l'on en croit Pixar, la réponse est clairement "non". Ici, la réponse est un grand "oui".

Tout est cousu de fil blanc, les scènes inutiles s'amoncellent et prolongent le flim pour atteindre péniblement les 90 minutes... Là où 1h10 aurait laaaaaargement suffit.

Ceci dit, il y a 5 ou 6 moments de fulgurances humoristiques en complet décalage avec le reste du flim. Tellement décalées que les rires dans la salle sont plus que discrets même parmi les adultes, les gosses étant de toute façon à des années lumières de pouvoir comprendre pourquoi c'est drôle. Je ne sais pas qui a eu l'idée de faire faire du mime à l'homme invisible ou le coup du sifflet à ultrason... mais cette personne n'est pas bien dans sa tête. Du tout. Ces instants ne suffisent pas à rendre indispensable la vision de ce flim, mais ça occupe le cas échéant.

mercredi 26 décembre 2012

The Lookout

de Scott Frank avec Joseph Gordon-Levitt, Jeff Daniels...

Chris, suite à un accident de voiture, a quelques soucis de mémoire. Ses nouveaux amis sont-ils là car il est sympathique ou parce qu'il est gardien de nuit dans une banque ?

On pourrait croire à un Memento 2 mais en fait... Pas du tout, car si les personnages principaux des deux flims partagent une pathologie similaire, la réalisation et les scénarios sont radicalement différents. Exit donc le montage à l'envers - et l'aspect ludique qui va avec - au profit d'une construction plus classique mais également plus simple à suivre.

Au final, même si le scénario contient quelques passages convenus - conflit avec la famille, volonté d'indépendance... - le résultat est très sympathique. Une très bonne série b.

vendredi 21 décembre 2012

Commando (Director's Cut)

de Mark L. Lester avec Arnold Schwarzenegger, Rae Dawn Chong, Alissa Milano, Vernon "Mad Max 2" Wells...

Des méchants enlèvent la fille de John Matrix afin de le forcer à... quelque chose, mais on s'en cogne. C'est une monumentale erreur. Matrix il est véner et va tuer tout monde à coup de flingue, fusil , grenade, machette et autres instruments de jardin. Il ne faut pas faire chier John Matrix.

Le concept même de director's cut avec un flim tel que Commando peut faire sourire. Après tout le flim est déjà parfait dans sa version normale. On voit mal ce que l'on pourrait faire pour l'améliorer.

Le métrage gagne moins de deux minutes au total. Au menu, du blaba en plus, une réplique qui change et un ou deux plans saignants ajoutés. Vraiment pas de quoi fouetter un chat.

Bref, Commando est très sympa - ça on le savait déjà - et cette version DC est juste sans intérêt sauf pour le fan hardcore.

lundi 17 décembre 2012

The secret

(ça c'est le titre en français... Si, si, je le jure. En vo c'est The Tall Man. Splendide, is it not ?)

de Pascal Laugier avec Jessica (ne te fais pas de) Biel (pour elle, elle a plein de tunes), et des gens, quelques uns d'ailleurs, ça a dû coûter pas mal d'oseille ce flim.

Dans le patelin de Cold Rock, les gamins et gamines disparaissent régulièrement sans que les autorités aient jamais trouvé le moindre début de commencement d'une éventuelle piste. Le folklore local attribue ces disparitions au Tall Man.

Je n'ai pas vu les deux précédents métrages du sieur Laugier. Il faut dire qu'ils se trimbalent une réputation de flims super glauques et malsains. Tout ce que j'aime. Ici j'me suis dit qu'avec Jessica au castingue ça devrait aller...

Et en effet, ça va, très bien même: pas d'effet gore, pas de gens torturé, rien de malsain, mais ça fout un peu la pétoche quand même et surtout, l'histoire nous prend gentiment à contre-pied... plusieurs fois. Donc "non", ce n'est pas une simple histoire de zinzin avec un manteau à capuche. C'est un peu plus compliqué que ça.

samedi 8 décembre 2012

Premium Rush

(oui, Ride Like Hell est écrit en plus gros, mais le titre est bel et bien Premium Rush. Une prouesse marketing)
 
de David Koepp avec Joseph Gordon-Levitt, Dania Ramirez, Michael Shannon...

Joseph est livreur à vélo dans les rues embouteillées de New-York. Pas de frein, pas de vitesse... Comme un homme, un vrai. Il va devoir livrer une enveloppe convoitée par un flic pas très net. Vas-y fonce Joseph.

Il paraît que Hitchcock disait que pour faire un bon flim, il fallait un bon méchant. Est-ce pour autant que ce flim est nase ? Car il faut bien se rendre à l'évidence: le personnage du flic borderline est prometteur, mais l'acteur manque cruellement de charisme et n'arrive pas à rendre le personnage inquiétant. A sa décharge, le scénario ne lui en donne pas souvent l'occasion. Point de bon méchant ici donc.

Reste une réalisation efficace, des scènes de poursuite à vélo haletantes et quelques idées originales... Bref on est en plein dans la série B de consommation courante: sympa, vite vue, vite oubliée.

dimanche 2 décembre 2012

Haywire

de Steven Soderbergh avec Gina Carano, Ewan McGregor, Channing Tatum... oh et puis zut, regardez l'affiche.

Elle est super entrainée, frappe fort et tire juste. C'est la meilleure. Dès lors pourquoi lui tendre  un piège ? Fatalement, elle va s'en sortir et vouloir se venger.

Soderbergh est un drôle de bonhomme. Il tourne aussi bien des énormes prod bourrées de tunes, mais pas toujours de scénario, que des machins obscures avec des acteurs amateurs. Et puis paf, une biographie du Che de plus de trois heures pour faire bonne mesure.

Ici, on est dans la catégorie: de la tune, des vedettes mais un scénar artificiellement alambiqué où personne ne comprend vraiment ce qu'il se passe, même pas les scénaristes. En fait l'aspect complexe du scénar est juste un écran de fumée pour dissimuler l'indigence de l'histoire. 

Heureusement ce n'est pas aussi emmerdant que Ocean's 12 et 13, il faut dire merci aux scènes de bastons très efficaces. Après tout, Soderbergh est un très bon réalisateur qui sait construire ses plans et raconter une histoire. Bref, c'est sympa. On se dit juste que c'est dommage qu'il se complaise à tourner tout et n'importe quoi au lieu de se concentrer sur des scénarios plus élaborés et originaux.

lundi 26 novembre 2012

Dredd 3d

(on a tous remarqué qu'il y avait 3 "d" dans Dredd, je ne comprends pas bien pourquoi on le souligne de la sorte dans le titre)

de Pete Travis avec Karl "J'ai joué dans Doom Ze Movie, Yeah !" Urban et d'autres que je ne connais pas...

Dredd va devoir se coltiner une nouvelle recrue. Pas de bol, ils vont se retrouver coincés dans une tour de 200 étages, contrôlée par Ma Ma et sa horde de malfrats. You're next punk !

C'est clairement une série b qui manque un peu de tune. On va donc limiter les scènes en extérieur au maximum et rapidement enfermer les protagonistes dans une grande tour. Mise à part cette astuce scénaristique, l'absence d'oseille ne se remarque pas trop.

Coté scénar ce n'est pas la fête du slip: intrigue simplifiée, prévisible à mort et ultra linéaire. En gros ça se résume à "on poursuit les gentils et les gentils veulent aller tout en haut".

Ceci dit, c'est une série B décontractée, avec le personnage psy d'Anderson, le flingue à commande vocale et un Judge Dredd qui n'enlève jamais son casque. Les scènes de baston son bien foutues et il y a un peu de gore de ci de là (on sent venir une version uncut en dvd et br). Bref, malgré ses défauts, et son manque d'argent, c'est au moins aussi sympathique que la version (massacrée au montage) avec Stallone, voire même un peu plus !

Deux remarques pour finir: la 3d est bien foutue mais n'apporte rien, toujours aucun des Dark Judges à l'horizon et c'est bien dommage, et il n'y a pas la musique d'Anthrax !

Judge, jury and executioneeeeeeeer !

lundi 19 novembre 2012

Truman Show

de Peter Weir avec Jim "Je ne suis pas le frère de Maria" Carrey, Laura Linney, Noah Emmerich, Ed Harris...

Truman est le héros d'un show télé depuis plus de 30 ans. Le show a commencé avant qu'il ne naisse. Il est filmé 24/7. Truman n'est pas au courant. Il ne sait pas qu'il vit dans un décor gigantesque, il ignore qu'il est entouré d'acteurs.

Outre le fait que ce film soit un chef d'oeuvre visionnaire - il est sorti alors que la télé-réalité n'en était qu'à ses débuts - c'est aussi une histoire d'une noirceur et d'un cynisme rarement vus dans une film ricain grand public. Faut dire que la présence de Jim Carrey dans le rôle titre et l'aspect "comédie familiale", contribuent grandement à camoufler ces deux aspects.

Une autre force du flim est d'explorer chaque possibilité offerte par le postulat de base: que faire pour que Truman ne veuille pas partir, quid des détracteurs, qui réalise tout cela et pourquoi, et le public ? Rien n'est laissé de coté, tout est cohérent et c'est effrayant dès qu'on y pense plus de 2 secondes.

Ce qui est encore plus effrayant, c'est que 15 ans plus tard, ce n'est plus du tout de la fiction: les télés nous gavent de machins 1000 fois pires à longueur de temps.

Tout est parfait dans ce flim. Point.

mardi 13 novembre 2012

Ted

de Seth MacFarlane avec Mark Walberg, Mila Kunis (Lingus), Giovanni Ribisi, Patrick Stewart (ouai, ça fait un peu peur... On se demande ce qu'il fout là. Mais on ne le voit pas, il fait juste La Voix)...

John, personne ne l'aime. Il aime son nounours. Il voudrait tant que son nounours soit vivant. Ainsi soit-il !

Le concept de base est génial. Les trucages sont parfaits. Les acteurs Ni-Cr... Le scénar... Putain le scénar... Pourquoi gâcher un tel concept de la sorte ?

L'idée de base est donc géniale. Le concept du nounours drogué, obsédé et cie est tout simplement parfait. La voix off parfaitement décalée... Pourquoi gâcher ça avec un humour scato constant et des scènes trop longues  et répétitives qui camouflent mal un manque d'imagination réellement délirante et jusqu’au-boutiste ?

J'ai ris quelque fois et la scène de drague de la caissière m'a laissé sans voix, mais globalement... C'est du foutage de gueule intégrale, mais j'avoue... J'avoue que les film pipi-caca ne m'ont jamais fait pisser de rire, limite ça m'emmerde grave.

Bref, amis de l'humour scato-beauf, compagnons du visionnage alcoolisé et/ou THC-isé, régalez-vous. Les autres, fuyez, vite et loin.

vendredi 9 novembre 2012

How I spent my summer vacation

d'Adrian Grunberg avec Mel Gibson et plein d'autres dont certains ont des mines patibulaires mais presque.

Après un braquage, poursuivi par la police, Mel franchit in extrémis la frontière vers le Mexique pensant être tiré d'affaire. Monumentale erreur. Les flics mexicains remarquant le paquet de tunes - et comme tous les mexicains étant des salopards sans foi ni loi, évidemment - décident de prendre l'oseille et de foutre Mel en taule, comme ça, sans procès, sans avocat... C'est bien connu, il y a quelque chose de pourri au royaume du Mexique. Comment Mel va-t-il se sortir de l'enfer carcéral mexicain ? Suspens...

Le titre originale de cette œuvre, est Get The Gringo, ou Kill the Gringo. Déjà en VO c'est la confuse.... Bref... Le titre français est How I spent my summer vacation. A mon avis tout ça, c'est pour emmerder les gens qui download les flims sur internet. Ils pensent avoir trois flims différents et en fait, pas du tout. C'est salaud comme technique, surtout vu la qualité du flim.

Franchement, j'ai trouvé que ça démarrait pas mal. Ok, c'est bourré de clichés, mais au début, on craint vraiment l'enfer de la prison et on se dit que Mel va passer un sale quart d'heure...et puis en fait, non. On a donc droit à une version politiquement correcte, diffusable en prime-time sur TF1, de la prison mexicaine. Le clou s'enfonce encore quand le gosse et sa mère débarquent dans l'histoire. La fin sombre dans la n'importe quoi scénaristique.

Vaut mieux se (re)taper Payback, avec Gibson,  C’est inégal, mais c’est un vrai flim méchant. Houba houba…

mardi 6 novembre 2012

Savages

d'Oliver Stone avec (un putain de casting de dingo): Taylor Kitsch, Aaron Taylor-Johnson, Benicio Del Toro (qui fait un peu plus peur à chaque flim), John Travolta, Blake Lively, Salma Pinault...

Chon et Ben sont maqués avec O. Ils font pousser la meilleure ganja du monde. Elle est tellement bonne que Salma - patronne d'un cartel mexicain - veut en croquer. On parle de la bheu, pas de O. Qu'est ce que Salma ferait avec une blondasse polyandre ? Ils ne veulent pas partager (déjà qu'ils partagent O...), Salma est crè crè fachée.

La bande annonce faisait penser à un gros flim plein d'action et de violence. De la violence il y en a, énormément, de l'action, beaucoup moins, mais elle est *très* efficace. On est plus devant une chronique à la Casino ou la Scarface, que devant un Die Hard.

Une des grandes forces du flim est son montage. Quoi que Stone veuille nous raconter - la romance à trois, l’ascension des deux compères, la rivalité avec le gang mexicain... - le montage est tel que l'intérêt est sans cesse relancé et le suspens omniprésent.

Seul bémol à mon gout la double fin. La première était parfaite, le seconde inutile. Il faut donc pousser sur STOP après le première fin... Ce qui n'est pas simple à faire lorsqu'on découvre le flim :)

dimanche 4 novembre 2012

Total Recall (2012)

de Len Wiseman avec Colin Farell, Kate Beckinsale, Jessica Biel, Bill Nighy...

Ce bon vieux Doug en a marre de bosser sur la chaîne de montage. Il rêve d'évasion....(m'souviens plus)...va chez Rekall et là, ça merde. Il serait en fait un super espion sous couverture, à moins que tout ça fasse partie du programme Rekall ?

Ok, la version de Verhoeven -le Chabrol hollandais du flim de SF- a probablement vieilli, surtout au niveau des trucages. Reste que cette version de 1990 présentait un scénario nettement plus abouti et complexe que cette version estampillée "2012".

Au lieu de revendiquer une forme de reconnaissance via une série de références anecdotiques (15 jours, la gonzesse aux trois seins...) il aurait probablement été plus efficace de ne pas simplifier le scénar (exit Mars, les mutants, Ritcher, l'incertitude entre phantasme et réalité...). Et si c'est plus proche de la nouvelle de Dick, j'm'en moque. L'histoire de la version avec Schwarzi et 100x meilleure que cette version ci.
 
Regardable et pas ennuyeux pour ceux ne connaissant pas l'original. Sans intérêt pour les autres.

Zingaya !!

vendredi 2 novembre 2012

Looper

de Rian Johnson avec Joseph Gordon-Levevitt, Bruce Willis, Emilly Blunt, Jeff Daniels, Paul "ça doit faire mal" Dano...

En 2070+ des mecs sont envoyés en 2040+ pour se faire tuer. Le contrat est simple: tu es grassement payé, mais un jour tu devras te tuer toi même. En tant que looper, Joe n'échappe pas à cette règle, sauf que tout ne va pas se dérouler comme prévu.

Ca faisait un bon bout de temps que je n'avais plus vu un flim de SF adulte et intelligent. Il faut dire que depuis quelques années SF = grosses scènes d'action mais pas de scénar le tout à destination des 12 ans et moins. Ici c'est tout le contraire. 

Peu d'effets, juste quelques détails de ci, de là, mais le futur proposé est tout à fait crédible. Les scènes d'action sont rondement menées sans être bourrées de robots géants ou d'explosions titanesques. Quant au scénar... outre le fait qu'il réussi son coup de bluff au niveau "je vais vous faire passer la pilule du paradoxe temporel" - figure imposée de tout flim se basant sur le voyage dans le temps - il est plein de trouvailles et bien plus noir que le pitch ou la bande annonce ne pourraient le laisser croire.

A voir, sans hésitation aucune.

mercredi 31 octobre 2012

The Last Boy Scout

de Tony Scott avec Bruce Willis, Damon Wayans, Taylors "J'ai pas fait grand chose d'autre, mais dans ce flim ci, je suis génial" Negron, Halle "On ne va pas me voir longtemps, mais ça vaut le peine" Berry...

Joseph, le détective désabusé, un brin alcoolo, dont la fille se maquille comme un raton-laveur, doit surveiller le petit Q d'une pôle-danceuse black. Elle va vite se faire zinguer. Joseph et le boy-friend de la danseuse exotique vont mener leur enquête. Les cadavres vont s'empiler dans la joie.

Testament en forme d'apothéose du flim d'action made-in années 80, le métrage est presque caricatural que ce soit dans les scènes de baston - sans pour autant atteindre le délire de The Long Kiss Goodnight du Fêlé Suédois - que dans les dialogues. Ceux-ci sont particulièrement vulgaires et orduriers. Même une gamine de 13 ans jure comme un charretier. Evidemment, les punchline sont nombreuses, l'humour omniprésent et le scénario suffisamment alambiqué pour nous tenir en haleine et nous délivrer quelques scènes cultes.

Si Joseph s'appelait John, ceci pourrait constituer un très honorable épisode dans la série des Die Hard.

jeudi 25 octobre 2012

The Amazing Spider-Man

de Marc Webb - et ce type réalise un flim de l'homme araignée. A quand des flims de pron aquatiques réalisés par Dick Rivers ? - avec Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans...

L'Araignée, l'Araignée
Est un être bien singulier
Dans sa toile, il attend
D'attraper les brigands
Attention !
Car l'Araignée est là
Il est fort, agressif
Il a du sang radioactif
Il s'envole sur un fil
Et fait fi du péril
Attention !
Car l'Araignée est là...

Scène de L'enfance traumatisante: check !
Scène d'Humiliation à l'école: check !
Scènes de Romances adolescentes: check !
Scène Le papa, c'est le flic: check !
Scène Payback time à l'école, mais pas trop: check !
Scène J'ai maintenant des bras bien musclés: check !
Scène du Traumatisme car Papy il meurt: check !
Scène de Vengeance mais pas trop: check !
Scène du (pas vraiment) Gentil qui pète un câble et devient vraiment méchant: check !
...

Reboot, remake, ou je ne sais quoi - et je m'en cogne un peu - bien fait mais avec 0 µgr d'originalité. Il faudra voir le 2, et probablement le 3, pour avoir la conclusions des diverses sous-intrigues laissées en plan durant le 1. Super. Je me réjouis déjà.

lundi 22 octobre 2012

Taken 2

de Olivier Megaton (si on le prononce Megatonne c'est juste hilarant pour un réal de flim d'action) avec Liaaaaaaaaaaaaaaam et d'autres, mais on s'en fout,y a Liam dedans.

Dans le "1", on ne connaissait rien des méchants - merci à la caractérisation qui n'était pas de merde, vu qu'elle était inexistante - mais leur papa est très très fâché contre Liam qui a trouvé comique de les zinguer tous. Tous ? Non, bien sur, il en reste, faut bien garder un peu de réserve pour un 3. Bref, du coup, le papa énervé il veut du mal à Liam, son ex et sa fille.

C'est moins pire que le un, au moins, cette fois ci, il y a un minimum de mise en place. On sait qui est le méchant et pourquoi il l'est. Encore mieux: on n'accumule plus les intervenants juste pour qu'ils viennent se placer sous les balles de Liam.

Ceci dit... -60° c'est certes moins froid que -80°, mais on se pelle sévère quand même. Globalement j'ai trouvé ça nettement moins nase que le "1",  avec une idéologie légèrement moins puante, mais le sur-découpage des scènes d'action m'a foutu mal au crâne. Coté scénar, c'est tellement mince que ça n'a qu'une seule face, tout en se payant le luxe d'inclure des sous-intrigues sans intérêt. Bel exploit.

Pas chiant, mais dispensable.

mardi 16 octobre 2012

Abraham Lincoln Vampire Hunter

de Timur Bekmambetov avec Benjamin Walker, Rufus Sewell et d'autres dont on va se foutre encore plus vu la caractérisation des différents protagonistes totalement baclée...

Dans cette uchronie, de prime abord sympa mais en fait non, les USA sont infestés de vampires, mais Abraham Lincoln va les zinguer à la hache car il est crè crè fort car il est crè crè en colère - comme Hulk mais sans devenir tout vert et sans déchirer ses pantalons.

Eh mec, l'argent, c'est pour les loups-garous, pas les vampires !

lundi 15 octobre 2012

Toy Story

de John Lasseter avec les voix (en VO) de Tom Hanks, Tim Hallen, Vizzini...

Woody, le cowboy qui parle, est le jouet préféré d'Andy. Cette position enviée, qui devrait lui éviter pour longtemps la relégation sur l'étagère du haut, va se retrouver mise en péril par l'arrivée de Buzz, le ranger de l'espace.

La force unique de Pixar est de ne pas faire d'anthropomorphisme. Il ne s'agit pas de transposer des problèmes humains sur un autre support... Qu'importent les protagonistes (monstres, fourmis, robots, jouets...) ils ont toujours des préoccupations, une psychologie et des solutions cohérentes avec ce qu'ils sont - la seule réelle exception à cette règle sont Cars 1 et 2 où les personnages sont une fusion entre l'automobile et son pilote. On est donc surpris, amusé et émerveillé par les constantes trouvailles du scénario: c'est à la fois génialement trouvé et pourtant si évident (quand on l'a vu, avant on y aurait pas pensé soi même). C'est émouvant sans être mièvre, gentil sans être bête et avec milles idées en 5 minutes. Bourrés de références pour ravir ceux qui les remarqueront, mais qui ne sont pas indispensables à la compréhension du récit. Il y a même quelques moments qui ne peuvent être issus que d'un esprit gravement dérangé: je ne sais pas qui a imaginé la scène de la Divine Pince, mais il faut consulter d'urgence un service psychiatrique ;)

Ok, techniquement, l’œuvre a pris un coup de vieux. Plus de 15 ans en informatique, c'est une éternité. Mais le reste, tout le reste est tellement fantastique, qu'il est facile de faire abstraction de cet aspect.

A voir, à revoir, de 6 à 99 ans. Oui, même toi, Alex, tu dois le voir !

(argh, je n'ai pas réussi à placer le mot flim... D'ju... Voilà qui est fait)

mardi 2 octobre 2012

Surveillance

de Jennifer "la fille de papa" Lynch avec Julia Ormond, Bill Pullman, Michael "Je m'en grillerais bien une petite" Ironside...

Deux agents du F.B.I. débarquent à Ploucburg pour interviewer diverses personnes: un flic, une toxico, une gamine de 8 ans. Ce sont les seuls rescapés d'un massacre perpétré par des zinzins quelques heures plus tôt.

Contrairement à son papa, Jennifer n'inverse pas deux bobines de son flim pour impressionner les Critiques de Cinéma. Il y a un début, une fin et une histoire entre les deux. Histoire racontée à grand coup de flash-backs qui ont l'art de faire monter la tension. En effet, vu que l'on sait où l'on va - les survivants sont connus dès le début du flim - c'est avec une angoisse grandissante que le métrage avance: quand cela va-t-il exploser et comment ?

L'ambiance générale est très très glauque et ne brosse pas du tout le spectateur dans le sens du poil. Un film dérangeant et vénéneux qui vaut le détour.

jeudi 27 septembre 2012

Frailty

de Bill Paxton avec Matthew McConaughey (si quelqu'un sait de façon définitive comment ce nom se prononce, merci de me le dire), Powers Boothe, Bill Paxton...

La Main de Dieu - un tueur zinzin - a déjà zigouillé un paquet de gens. Adam Meaks se présente un soir au FBI en prétendant que c'est son frère Fenton le coupable. A l'agent du FBI, il va raconter comment, des années plus tôt, leur père les a entraînés dans une mission divine: tuer les démons qui peuplent la Terre, à l'aide d'un bout de tuyau, d'une hache et d'une paire de gants magèk.

Premier long métrage réalisé par Bill Paxton et c'est un coup de maître. Sans aucun effet gore ni scène démonstrative, le flim distille une ambiance d'une noirceur incroyable et certaines scènes foutent vraiment très mal à l'aise. Si à première vue le scénar - qui n'hésite pas à aller au bout de ses idées de base - s'avère prévisible (il l'est), ce n'est que pour mieux nous couper l'herbe sous le pied... Il faut voir pour comprendre ;)

Ca vaut le coup d'oeil, vraiment.

dimanche 16 septembre 2012

John Rambo Extended Cut

de Sylvester Stallone avec lui-même, Julie Merce... Benz, d'autres blancs sympas, quelques asiat' sympas aussi et des centaines d'affreux bridés méchants.

Des gentils ricains issus d'une confrérie religieuse veulent aller aider les pauvres petits gentils qui habitent en Birmanie. Quand Rambo apprend que les méchants méchants les ont capturés, son sang ne fait qu'un tour. Ca va chier dans le ventilo pour les méchants.

John Rambo est un flim comme on n'ose plus en faire depuis la fin des années 80. Les méchants sont caricaturaux à outrance concentrant tous les vices de l'humanité : ils sont cruels, idiots, fumeurs, alcooliques, pédophiles, violents, moustachus. Les gentils sont d'une candeur improbable... Là où on n'est pas du tout dans les années 80, c'est au niveau de la violence graphique, les impacts de balle en particulier.

Merci aux trucages digitaux invisibles...enfin si, on voit bien le sang qui gicle, les corps coupés en deux (ou plus), les membres arrachés, mais on ne voit pas que c'est du fake. Le flim est donc d'une violence inouïe, bien plus que les deux Expendables réunis, et ne verse jamais dans le gore-cartoon. C'est du sérieux et ça fait mal.

Le version extended ajoute quelques scènes, redondantes, de blabla, allonge peut-être l'une ou  l'autre scènes, ajoute quelques plans, mais ne comble pas certaines ellipses (le type donné à bouffé aux cochons, la capture du groupe de commandos).

Sans être chiante comme peuvent parfois l'être les versions allongées, la vision de ce montage est loin d'être requise... D'un autre coté, si on n'a jamais vu John Rambo, autant voir cette version ;)

samedi 8 septembre 2012

Buried

de Rodrigo Cortés avec Ryan Reynolds...et c'est tout, ou presque.

Paul se réveille dans un cercueil dont il ne peut sortir. Il a un zippo, un gsm et deux ou trois bricoles.

Mis à part quelques plans un peu malheureux, la camera ne sort jamais du cercueil et l'ensemble de l'action se passe à la seule lueur du gsm ou du briquet. Malgré tout le scénar est assez bien ficelé pour tenir les 95 minutes du métrages sans que l'on s'ennuie.

Certes il y a un petit coté exercice un peu vain et gratuit derrière toute cette entreprise, mais Cortès a au moins deux mérites:
- aller jusqu'au bout de son idée, sans compromis,
- oser ce à quoi Rob Reiner avait renoncer avec Misery: ne jamais sortir du lieu de l'enfermement. 

A voir non seulement comme une curiosité, mais aussi comme un très bon flim.

Sympa, non ?

vendredi 7 septembre 2012

Die Hard

De John McTiernan avec Bruce Willis, Alan Rickman, Alexander Godunov…

Des méchants terrorriss – en fait non, ils sont méchants mais ce ne sont pas des terrorriss – investissent le Nakatomi Plaza le jour du cocktail spécial Noël. C’est aussi ce jour là que John McClane arrive de New-York pour faire la bise à sa femme et ses gosses. Ca va chier grave pour les terro. En même temps on ne peut pas les blâmer, c’est le 1, personne ne connait John McClane.

Mine de rien, ce bon John McTiernan a réalisé deux des plus grands monuments du flim d’action de la fin des années 80 (oui, 1980) : Predator et Die Hard. L’un et l’autre vont générer une quantité incroyable d’ersatz – tout pourris pour la plupart - et engendrer leur lot de suites parfois bien nulles également.

Choses marquantes : la mise en place et la caractérisation des personnages. En quelques scènes, quelques lignes de dialogue, les personnages, les enjeux… tout est mis en place de façon magistrale. Au point que l’on connaîtra le nom de chacun des méchants, même le plus insignifiant des sous-fifres n’ayant pourtant aucune ligne de dialogue. Coté second role c’est pareil, du flic black à ce pauvre Harry Ellis, tous existent et ne sont pas de simple sac à frag.

Pas de panique, tout ça, ça prend 10 minutes et le reste du flim, c’est de la baston. Pas de flashback expliquant un traumatisme qu’aurait subit le héros ou le méchant. Pas de romance à deux balles, pas de gosses qui pleurent… Un méchant, qui veut de l’oseille. Pourquoi ? Pour être riche. Point.

Alan Rickman vole presque la vedette à Willis tant il est parfait dans son rôle de Grand Vilain ayant tout prévu…Tout prévu, sauf John McClane.

Evidemment, les scènes d’action et en particulier les fusillades datent un peu : pas de sur-découpage, pas d’effet à la Matrix et les impacts de balles sont réalisés live – meuh non, on ne tire pas vraiment sur les acteurs. Ceci dit, le sang coule, les genoux éclatent et les nuques se brisent bruyamment.

Bravo aux génies qui trouvèrent ce titre magnifique pour la VF : Piège de Cristal. Dans deux ans, ils seront dans la merde.

Die Hard 2: Die Harder

De Renny « Le zinzin suédois » Harlin avec Bruce Willis, Franco Nero, William Sadler…

Un méchant militaire et sa troupe tournent casaque et, la veille de Noël, prennent en otage tout un aéroport, pour permettre l’évasion d’un méchant dictateur… de je ne sais plus où … Un truc genre Val Verde peut-être bien… Comme dans Commando, un autre chef-d’œuvre. Pas de bol, John est aussi à l’aéroport et il attend sa femme. Putain, les gars, z’avez pas vu le 1 ? Monumentale erreur !

- Bon, le « deux » sort et on est dans la merde. Ces cons de ricains nous balancent « Die Harder » dans le titre et y a même plus une putain de tour en verre. Vu qu’on peut pas appeler ça « Encore plus Die Hard » ou « Plus Die Hard que Die Hard »… Qu’est-ce qu’on fait ?
- On pourrait appeler ça « Die Hard 2 » ?
- Dis, Coco, il est écrit quoi sur la porte là ? Oui en effet il est indiqué «sfitaérC sed uaeruB». Ouais, on parle de nous, c’est pour ça qu’il y a une majuscule à « sfitaérc ». Alors faudrait voir à l’être un peu…
- Z’êtes des nases, tous, moi j’ai une idée : « 58 minutes pour vivre ». Ha, z’êtes soufflés là !?!
- Heu, Chef, ça ne veut rien dire ce titre. A la limite « 58 minutes à vivre » ok, mais « pour vivre »…
- Ecoute Coco, t’y connais rien. Ce titre, c’est du béton armé.

Le flim est à l’image de son titre français : c’est nawak. Très bien fait, très plaisant, avec juste ce qu’il faut de blagues référentielles avec le 1. Mais, c’est totalement n’importe quoi. Faut dire que Harlin adore les trucs énooooooooooooormes, mais qu’il est doué. On verse donc dans le Tex Avery… mais avec une pincée de gore. Sacré Renny.

Die Hard 3: Die Hard with a Vengeance

De John “Je suis de retour aux affaires” McTiernan avec Bruce Willis, Jésus, Jeremy Irons…

Simon Gruber est véner que John ait balancé son fréro par une fenêtre du Nakatomi Plaza. Il va se venger. Mais est-ce vraiment la seule raison pour le faire courir un peu partout et le faire jouer à Jacques à dit ?

Le duo Willis - Jésus fonctionne à merveille, les trois méchants principaux sont exquis et d'une fourberie parfaite, les dialogues savoureux... Le scénar est improbable mais en fait, on s'en cogne un peu.

Ce flim n’a qu’un seul défaut : il faut le voir sur un grand écran. Non, pas un 52 pouces… Un écran de cinéma. C’est la seule manière de profiter pleinement des plans de fou concoctés par McTiernan (rien que l’attaque du coffre-fort vue simultanément sur plusieurs écrans de surveillance vaut la vision du flim).

Le reste, tout le reste, est parfait... ok, la scène finale manque un peu de peps...On s'en fout !

jeudi 6 septembre 2012

Men in Black 3

du même que les 2 autres, avec grosso-modo les mêmes que dans les deux autres.

Un affreux extraterrestre - mais ils le sont tous dans MiB, y a que les humains qui sont beaux - s'échappe de sa prison lunaire. Son plan est simple: tuer K dans le passé afin qu'il ne soit jamais en mesure de le foutre en taule par la suite.

A part peut-être 12 Monkeys, les flims à base de voyage dans le temps sont tous foireux. Ils gèrent tant bien que mal les paradoxes temporels en oscillant entre le gros coup bluff et l'explication scientifique fumeuse. Ici, tout se résume à des tasses de chocolat chaud. Non, je ne blague pas. En fait c'est assez représentatif de l'ensemble du contenu du flim: on ne s'emmerde pas avec les détails.

Le flim est plein de jolis trucages, la réalisation est correcte, on ne s'emmerde pas... mais il n'y a rien de subtil. Clairement les détails, on s'en cogne. Scénar aux trous béants ? Pas grave. Scènes loufoques qu'on se demande ce qu'elles foutent là ? Qu'importe. Scénario ultra-mince sans audace qui oublie de conclure ses sous-intrigues ? Bin ouais et alors ?!

Donc, voilà, c'est bien fait, mais c'est totalement dispensable. Seul point vraiment positif selon moi: Josh Brolin en agent K (et donc en Thomy Lee Jones) jeune. Excellent.

vendredi 31 août 2012

Pontypool

de Bruce McDonald avec Stepphen McHattie, Lisa Houle, Geirgina Reilly...

Je te jure, regarde ce truc, c'est bien.
Mais ça cause de quoi ?
C'est un mec qui fait de la radio.
Et ?
Bien... regarde.

Résumons donc ainsi l'affaire: tout se déroule dans une station de radio. Il se passe des choses, mais dehors. C'est un peu comme Orson Welles et son émission annonçant l'arrivée des extraterrestres, sauf que lui racontait les choses, ici le présentateur va subir les choses, découvrir petit à petit, en même temps que nous, ce qu'il se passe réellement.

Merci mes camarades de m'avoir renseigné ce flim. C'est pas comme Greg, qui lui m'avait conseillé une daube sans nom, mes yeux saignent quand j'y repense.

Tout dans l'ambiance, aucun effet gore, une réalisation sobre, une bonne histoire bien racontée, une allégorie sur l'abrutissement des masses par les médias... Franchement excellent, tout à fait recommandable.

The Dark Knight Rises

de Christopher Nolan avec Christian Bale, Gary Oldman... plein, plein de gens mais pas Heath Ledger...Mais il y a Anna Hathaway, et elle est impeccable dans son rôle, elle, parce que certaine autre (ouais, au féminin singulier)... misère.

Un méchant pas beau, mais crès, crès fort y veut faire plein de méchants trucs à Gotham, alors Batman qui se reposait tranquillou car il avait des bleus partout y compris à l'âme, il doit remettre son costume, mais il est plus aussi en forme qu'avant. En plus de ça, y a des sales requins de la finance qui essayent de voler Wayne's Industrie, mais heureusement Edith Piaf est là pour que tout le monde voit la vie en rose.

Le scénario est d'une nawakerie époustouflante d'un bout à l'autre. Il ne fait pas partie de la nawakerie réjouissante, mais plutôt de la variété "gros bluff sérieux, faisons croire qu'il y a du contenu, mais en fait non". Il ne faut donc surtout pas réfléchir, et se laisser aller.

Du coup, j'ai passé plus de 2h35 sans m'emmerder (les 10 minutes de génériques sont chiantes comme un jour de pluie à Ostende, et y a rien après) . Les scènes d'actions sont sympas, les dialogues ineptes, le grand méchant, sans avoir le charisme du Joker, est plutôt impressionnant - sa voix surtout... Hélas, il va se faire expédier - dans tous les sens du terme - à la fin du flim comme une pauvre merde... pour se retrouver élevé au rang de simple sous-fifre. Foutus scénaristes. Coté réalisation, rien à dire, Nolan est un dieu même si l'on n'atteint pas la folie de Dark Knight ou Inception.

Marion Cotillard est encore une fois parfaite et elle nous livre une prestation remarquable, surtout à la fin, elle est vraiment poignante. Et en plus elle a des boobs énormes, qu'on ne peut entrevoir que lors de quelques plans furtifs mais oh combien marquants... Je rigole, c'est tout le contraire... sauf pour les boobs.


A défaut des boobs à Marion, une chouette affiche...
 

dimanche 26 août 2012

The Expendables 2

de Simon "Con Air" West avec Stallone, Statham, Li (pas plus de 5 minutes), Lundgren, Norris (parachuté n'importe comment dans le flim... deux fois), Willis, Schwarzie, Crews, Couture et JCvD dans le rôle du méchant de service. Ah oui, y a aussi un gonzesse. D'abord parce qu'il en faut une et ensuite car il fallait bien trouver un truc pour respecter les quotas quand Li se barre. Les plus attentifs remarqueront l'absence de Mickey Rourke...

Un méchant du nom de Vilain... Oui, je sais, c'est très con, un méchant qui s'appelle Vilain... Bref, ce vilain Vilain va voler 5 tonnes de plutonium. Pourquoi faire ? On ne sait pas vraiment. Heureusement les gentils sont là.

Comment dire... Le cahier des charges est rempli: il y a des punch lines à tout va, des gros pistolets, des grosses explosions, les impacts de balles font très mal - à ce titre on est beaucoup plus proche de John Rambo (le flim) que de Expendables (le un) où l'on mourrait relativement proprement - les scènes de combat sont rondement menées et coté scénar c'est de la nawakerie absolue d'un bout à l'autre. Bref, exactement ce que l'on est venu chercher... Enfin presque.

Faut bien reconnaitre qu'il y a un souci: le scénar. Dans le un il n'était pas bien épais, ici c'est encore pire. Tout au plus peut-on parler de prétexte pour enchaîner les scènes de baston. L'absence de scénar - vous savez le truc où il y a un peu de caractérisation, d'exposé des enjeux... - n'aide évidemment pas à ce que l'on s'inquiète pour les Héros ni que l'on craigne le vilain Vilain. En gros on s'en fout de ce qui peut arriver, ce n'est pas le drame prévisible à mort qui va arranger les affaires, et on attend la scène de baston suivante.

Bref, c'est sympa, mais pour le 3, ce serait bien de ne plus se reposer sur ses lauriers et de concocter une vraie histoire, si mince soit-elle.

Ah oui, bravo aux deux Madames ayant emmené leur fils/frère de 10 ans voir des centaines de morts, des membres coupés, pulvérisés et au moins une décapitation... Ah oui, et la scène de torture au début... J'allais l'oublier. Bravo.

Mangez ceci est... Mother fucker !

jeudi 23 août 2012

ATM

de David Brooks avec Alice Eve, Josh Peck, Brian Geraghty.

Une gonzesse et ses deux collègues, par une froide nuit d'hiver, vont se retrouver coincés dans un self-bank. Un zinzin avec un gros capuchon à fourrure ne leur veut pas que du bien.

Après la cabine téléphonique, et le rebord d'une fenêtre, voici la nouvelle incarnation du huis-clos extérieur: coincé dans un mister-cash. Le bilan peut se résumer à : meilleur que Man on a Ledge, mais moins bon que Phonebooth.

Il y a des trouvailles sympas (dont la fin), le lieu est original et la mise en place pas trop mal foutue. Hélas il y a quelques points noirs:
- Alors que le générique du début nous montre un zinzin qui semble prévoir le moindre détail avec une minutie maniaque, ce con va perdre un temps fou pour essayer d'ouvrir une bête porte, simplement car il n'a ni la clé, ni les outils nécessaires pour la forcer,
- Les trois protagonistes vont mettre plusieurs heures à appliquer LA solution pour essayer de s'en sortir... alors que tout le monde y pense depuis le début. Et quand je dis tout le monde, c'est le spectateur et les protagonistes: Et si on faisait ça ? Ah oui bonne idée !  Et ils ne le font pas,
- Certaines situations sont un peu trop tirées par les cheveux.

Bref, c'est sympa si on est pas trop regardant et relativement insupportable si on espérait un scénar un peu mieux ficelé.

mardi 21 août 2012

Safe House

de Daniel Espinosa avec Denzel Washingtown, Ryan Reynolds, Brendan Gleeson, Robert "Oh yeah !" Patrick...

Ryan s'emmerde ferme à son boulot... Boulot dont il ne peut parler à personne, même pas à sa meuf. L'arrivée de Denzel, poursuivi par des cohortes de barbouzes armés jusqu'aux dents et aux intentions belliqueuses, va chambouler sa petite vie rangée.

C'est sympa. Classique, mais sympa.

Je n'ai que peu de souvenirs de la forme... Mine de rien c'est bon signe. Ca signifie au moins que ce n'était pas un truc fait avec une caméra à l'épaule épileptique.

Le scénario n'est pas d'une originalité folle mais on peut se laisser prendre par l'histoire dès lors que l'on ne cherche pas la petite bête.

Il y a des scènes de baston, des gros pistolets et Robert "T 1000" Patrick ! Pour une fois qu'on le voit dans autre chose qu'une série b pourave, on ne va pas bouder son plaisir !!

lundi 20 août 2012

Battleship

de Peter Berg avec... on s'en fout, il y a Liaaaaaaaaaaaaaam dedans.

Parce ce qu'on leur a envoyé un message, des extraterrestres débarquent sur Terre. Ils n'ont pas que de bonnes intentions.

J'avais lu ou entendu je ne sais plus où et je ne pouvais pas y croire. Oui, ce flim est l'adaptation officielle du jeu "Touché - Coulé".

(je vous laisse 30 sec pour réfléchir à ce concept. Il faut bien ça pour se rendre compte de toute la portée d'un tel sujet: l'adaptation au cinéma du jeu de combat naval)

Z'allez me dire qu'il y a déjà eu des jeux vidéos ayant engendré une péloche. Il y a même eu des flims inspirés d'une attraction de parc à thème... Mais dans ces cas là, il y avait, à la base, une histoire, un scénario aussi mince soit-il... quelque chose sur lequel on pouvait s'appuyer pour développer le scénar du flim. Il faut donc ici saluer les scénaristes qui ont du pondre une histoire à partir de rien... mais en respectant le matériau de base. Fatalement ça donne un truc nawakesque au possible.

Si l'on fait fi de toute volonté de cohérence, si l'on accepte de mettre son néocortex en mode veille pendant plus de deux heures...ça passe. C'est prévisible à mort, formaté pour être vu par tout le monde à 20h30 - il y a clairement plein de gens qui meurent, mais il n'y a pas de cadavre. Le seul mort humain est anonyme, on ne verra même pas sa tête (elle est pourtant bien là, hein, on ne va pas décapiter un humain dans un flim tout public. Z'êtes fous ?) - les trucages sont efficaces, mais déjà vus (Transformers, au hasard)... Avec une bonne grosse dose de patriotisme...

La bonne grosse production US, sans talent, sans innovation, de plus de 2h, oubliée 5 secondes après la fin du générique.

Pas déplaisant. Totalement dispensable.

dimanche 19 août 2012

My Soul to Take

de Wes Craven avec... des gens, des jeunes, de vieux, des beaux, des laids... un peu de tout.

Un tueur zinzin se fait enfin avoir par la police. Le même jour, 7 gosses naissent à la clinique de la ville. Seize ans plus tard le zinzin est de retour pour faire la peau à ces 7 là, maintenant ados (bin ouais, c'est 16 ans plus tard... Suivez un peu quoi... merde).

Tourné en 2010, ce flim a eu toutes les peines du monde à se faire et a fini par se faire descendre par la critique. Echec cuisant au box-office ricain, il n'est pas passé partout au cinéma. Il existe en DVD et est sorti au cinoche cet été dans quelques pays. Rien d'autre à programmer ? On cherche à profiter du succès de Scream 4 pour refourguer une merde en douce ? Est-ce nul à ce point ? Surement pas.

Sans faire dans le gore atroce, Craven arrive à mettre quelques belles scènes de suspense en place. A ce titre, rien que les 10 premières minutes justifient à elles seules la vision du flim. Seul le final (retourné après les projo-test) est un peu fadasse. 

Bref, un bon flim de slasher à l'ancienne avec une fin un peu boarf mais qui mérite d'être vu par les aficionados du genre.

samedi 18 août 2012

Cabin in the Woods

de Drew Goddard (et Josh "Buffy, Firefly..." Whedon au scénar et à la seconde équipe) avec Kristen Connolly, Chris Hemsworth, Anna Hutchison, Fran Kranz, Miranda Starsky (naaaaaaan, je rigole), Jesses Williams, Richard Jenkins, Bradley Whitford, Amy Acker, Tim de Zarn, Brian White...

Un groupes de jeunes - une bonne chaudasse, son boyfriend sportif, un toxico, un black, une pucelle - vont passer un week-end dans une cabane au fond des bois. Évidemment, ils vont lire une vielle formule magique en latin et ainsi réveiller une famille de zinzins zombies sanguinaires. Pendant ce temps, Hadley et Sistterson s'occupent de la réalisation.

(nan je spoile rien, ce sont les 5 premières minutes. En passant: non la bande annonce ne spoile pas tant que ça, tout compte fait)

Ce flim, c'est le pied pour tous ceux s'étant intéressés, même un peu, aux flims d'horreur des années 80 et 90. Hyper référentiel - j'ai pas vérifié mais je parie que la façade de la cabane est la même que dans Evil Dead, la référence à Hell Raiser est à mourir de rire - et jouant avec les codes du genre, c'est un vrai bonheur. Les autres vont louper certains gags, évidemment, mais ça ne devrait pas être trop grave.

A coté de ça, le flim n'est pas vraiment gore - malgré une seconde partie plus saignante - ni vraiment transgressif - tout juste une paire de petits seins à l'air (oui, une paire de seins, c'est transgressif dans un flim ricain),et ça ne fait pas vraiment peur. Et si le flim est plutôt bien foutu, la fin est un peu... ok, c'est inattendu, mais un peu facile et pas loin d'être en totale opposition avec le Genre que le flim évoque avec beaucoup d'amour et de respect.

Déçu à force d'en attendre trop ? Peut-être, mais il faut reconnaitre que globalement, c'est très jouissif, même si c'est imparfait... Si seulement cela avait été mis en boite par Wes Craven...

mardi 24 juillet 2012

Headhunters (Hodelegerme)

de Morten Tyldum avec Björn, Knut, Olaf, Knut, Knut et Olafa.

Son job de chasseur de tête n'est qu'une couverture qui dissimule son vrai business: le vol d’œuvre d'art.

Ce n'est ni Arsène Lupin,  ni Hudson Hawk... c'est norvégien. Il n'y a pourtant ni troll, ni Père Noël. Pas l'ombre d'une tarte aux pommes. Mais c'est excellent. Excellent car le scénario n'a rien à voire avec ce résumé, ou presque. Car il est impossible de deviner où le scénar va nous mener. Je n'ai pas vu la bande annonce, c'est surement une bonne idée de ne pas la voir, ceci afin de maximiser ses chances d'être surpris.

Toutes les dix minutes, le flim nous prend à contre pied: Ah oui, c'est ça qui va arriver... Bin non. Ah oui, et maintenant... Paf, raté ! Ok, la fin est un peu capilotractée, mais le reste est tellement réjouissant, roublard et bien mené, qu'on s'en fout un peu.

Ah oui, c'est nordique, donc il  y a des femmes à poil et aussi un homme tout nu, deux fois, ainsi qu'un plan un peu gore (un plan, pas une scène). Mais, bon, c'est normal. Ok, le gore c'est dégueu... mais y a des femmes à oilp !!

Sans déconner, faut le voir, c'est excellent !

mercredi 18 juillet 2012

The Double

de Michael Brandt avec Richard Gere, Topher Grace, Odette Anable, Martin "Je te vois tout au début et tout à la fin mais rien d'autre" Sheen...

Un sénateur US qui tente de baiser des ruskoff se fait égorger rapido dans une ruelle. Tout indique qu'un ancien assassin russe nommé Cassius a repris du service. Un retraité de la CIA et un jeune agent du FBI s'associent pour le coincer.

Ok, ce n'est pas le meilleur flim du monde. Il y a un léger problème de rythme, le postulat de base est peu crédible et certains... enfin au moins un... rebondissements sont un peu too much, mais l'excellente idée du scénario est de ne pas tarder à griller sa première cartouche surprise. Première surprise qui change complètement l'optique de l'histoire. Et puis, bon, pour une fois que... Nan nan, je ne le dirai pas...On ne va pas se plaindre.

Donc voilà, ça ne vaut pas No Way Out avec Kevin Costner et Gene Hackman mais ça se laisse regarder sans déplaisir.

mardi 17 juillet 2012

The Raven

de James Mc Teigue (qu'on nous dit même que c'est celui qui a réalisé V pour Vendetta) avec John Cusak, Luke Evans, Alice Eye et plein d'autres gens.

Y a des gens qui meurent assassinés et le meurtrier s'amuse à mettre en scène ces (ou "ses", comme vous voulez, les deux fonctionnent) meurtres tel qu'ils sont décrits dans les oeuvres d'Edgar Allan Poe. Du coup, ce bon Allan va aider les flics...Bin oui, ça se passe à l'époque ouske Allan vivait toujours.

J'aurais bien aimé dire du bien de ce flim. J'aime bien John Cusak, j'aime bien l'époque victiorienne, j'aime bien les flims d'enquête où c'est qu'il y a des morts un peu violentes, j'aime bien les flims avec des tueurs zinzins.

Hélas... Le début est un peu laborieux, ainsi que le milieu et la fin. D'enquête il n'y a en a quasi pas malgré la présence d'un flic malin adepte de méthodes de travail modernes reposant sur l'observation et les faits mais qui passé les 20 premières minutes semble incapable de bosser correctement. Enfin, le dénouement est frustrant. Car si on devine assez vite les motivations du zinzin de service, la révélation de son identité est parachutée durant les 15 dernières minutes. Vous voyez le personage ultra-secondaire qu'on a à peine vu et entendu ? Eh bien voilà, c'est lui le coupable. Paf ! A la fois trop insignifiant et pas assez présent à l'écran pour qu'on ait la moindre chance de deviner que c'est lui (oui, lui, là !) ou même de le suspecter une seule seconde.

En résumé: c'est moyen au début, pas terrible au milieu et nase à la fin... Mouai... Oublions tout ça.

jeudi 12 juillet 2012

xXx 2 - State of the Union

de Lee Tamahori avec Ice (au) Cube, Samuel L. Jackson, Willem Dafoe, Xzibit, Peter Strauss...

L'agent interprété par Vin Diesel ayant disparu, Gibbons doit se trouver un nouveau super gorille pour allez mettre un peu de gaz dans l'eau des méchants. C'est Ice Cube qui va se mettre au charbon et faire feu de tout bois. Il va se déchaîner contre les méchants qui veulent voler les USA. Carrément.*

Prenez le premier xXx, enlevez un peu plus de 20 minutes constituées de scènes de parlottes inutiles, de manteaux à col de fourrure. Enlevez ausi les cascades déjà vues 32 fois dans les flims de Belmondo. Maintenant, ajoutez un paquet de scènes d'action toutes plus improbables les  unes que les autres ainsi que quelques poupousses pas farouches adorant faire de la mécanique en se vautrant sur des bagnoles - pas impossible que je confonde avec un autre flim... moi dès que je vois des rappeurs, je pense bagnoles et poupousses preskapoil, c'est comme ça - et hop, xXx 2. Ah oui, j'allais oublier: il faut que les dialogues soient constitués d'au moins 51% de punch line**.

La quintessence du nawak voulu tel quel et totalement assumé, qui rejoint au panthéon des flims idiots mais ultra réjouissants d'autres chef-d'oeuvres tels Shoot'em up, Drive Angry ou Deep Blue Sea...

*ce chapitre contient officiellement 7 vannes foireuses... Pas impossible que ce soit plus que ça.
**ce flim peut contenir des traces de fruits à coque.