samedi 10 décembre 2011

Millénium - La Trilogie

d'un duo de réalisateurs - les plus perspicaces en déduiront que, du coup, deux de ces flims ont été tournés par le même réal, bravo - avec Noomi Rapace, Michael Nyqvist, Bjorn Aquavit, Igmar Ikea, Anders Behring Breivik...

La pauvre Lisbeth - fatalement hyper intelligente mais sociopathe à cause des autres - fait rien qu'à tomber sur des vieux saligauds qui en veulent à son pet'. Elle va rencontrer un gentil journaliste intègre qui a des problèmes et avec lui, vivre de folles aventures.

Je n'ai lu que le premier bouquin (et j'ai dû me forcer pour arriver au bout). Il est donc impossible pour moi de savoir si l'adaptation des deux autres bouquins est aussi bonne que pour le premier.

Mon problème est de taille: je n'ai pas aimé le livre. Avant la page 150 (sur 575), j'avais deviné le fond de l'histoire - chose à la portée de n'importe qui ayant déjà lu trois livres d'Agatha Christie ou vu deux épisodes de Colombo - et parce que l'auteur allonge sa soupe à grand coup de sous-intrigues sans intérêt, c'est un poil lassant. Tout ça pour expédier fissa l'intrigue principale en 3 pages - d'un classicisme foutage de gueule comme on n'ose plus en faire depuis les années 90: le coupable est le personnage qu'on a presque jamais vu et jamais soupçonné (le maître étalon du genre étant Knight Moves avec Christophe "Hin-hin" Lambert) - et en 3 lignes les sous intrigues...

Bref, le premier film, de plus deux heures, arrive à la page 300 en 30 minutes - simplifiant l'intrigue (faussement compliquée rappelons le) et éliminant certains protagonistes (ce que l'auteur du bouquin aurait du faire)... Chouette ? Pas vraiment. Je ne sais pas comment il aurait fallut adapter ces bouquins (ni même s'il fallait le faire) et je suis curieux de voir le traitement que Fincher va en faire pour la version américaine, mais une chose est certaine, c'est raté. Certes le matériau de base était déjà bien nase, mais ici c'est encore pire. Faut dire que la réalisation, oscillant entre la qualité formelle d'un Derrick et l'audace narrative d'un Sous le Soleil, n'aide pas à transcender l’œuvre originelle.

Le second flim ne m'a laissé aucun souvenir autre que mais punaise, j'ai rien compris. Il se passe quoi en fait, c'est quoi l'enjeu et pourquoi ça dure 2h10 ?. Ca m'a l'air moins foutrak que le premier... mais il n'est pas impossible que le scénariste ait tranché à la tronçonneuse dans le bouquin. Cinématographiquement parlant, c'est indigent.

Je suis content d'avoir vu le troisième flim. C'est toujours mis en scène comme un Joséphine Ange Gardien, mais en plus il y a l'une ou l'autre cascades époustouflantes. La scène du landau (et de la voiture de police) est extra...naaaaaaan, je blague, ça c'était dans Le Cuirassé Potemkin, ou à la limite dans The Untouchables de De Palma, mais pas ici. Ici, c'est du Julie Lescaut, au mieux. Bref, je suis content parce que voilà, c'est fini, c'est plié. Au revoir et merci. N'oubliez pas d'éteindre la lumière en sortant.

Punaise, mais que c'est nase ! Et ça fait un succès mondial ce truc ?? Incroyable !!!

Terminons sur une note positive. Voici un petit jeu des 7 différences. En haut l'affiche suédoise, ici en bas l'image américaine (à gauche).



La solution (faut retourner l'écran (à vos risques et périls)):


4 commentaires:

  1. T'as oublié la clope comme différence !

    Génial, tu m'as fait gagner 6h de vie :D (je déconne, je ne les aurais jamais regardé ;) ).

    Article très bien écrit, j'ai passé un bon moment.

    J'en profite pour signaler une coquille : tu as écrit "film" et pas "flim".

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  2. Putain la clope... En effet... Mais ce n'est pas une erreur, c'est une juste adaptation picturale pour ménager un public bien trop influençable.

    Et merci pour la coquille ;)

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  3. Jeu de l'erreur: "mais il n'ai pas impossible". Mais... où se cache-t-elle dôônk? (l'erreur... pas Lisbeth)

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