mardi 27 août 2013

R.I.P.D.

de Robert Schwentke avec Jeff Bridges, Ryan Reynolds, Kevin Bacon, Robert Knepper...
 
Un flic décédé intègre une équipe de flics morts dont le boulot est de débusquer les morts qui vivent parmi les vivants (mais si c'est simple à comprendre, faites un effort).
 
La bande annonce laissait penser qu'on avait là une variation sur le thème des MiB... Ce n'est pas complètement faux et donc pas complètement exact non plus. Par contre, rien à voir avec Dead Heat, et ça, c'est vraiment dommage.
 
Ce flim est une série B qui n'essaye jamais de dépasser ce statut. Scénar simple et rapidement mené, trucage perfectibles mais sympathiques. Réalisation qui fait ce qu'il faut... On ne s’ennuie pas, mais c'est vite oublié.
 
Probablement qu'avec un autre casting, j'aurai dit que c'était de la merde, mais vu la composition de Jeff Bridges et la présence de Keeeeeeeevin, j'éprouve une certaine sympathie pour ce pop-corn movie sans intérêt.

samedi 24 août 2013

Now You See Me

de Louis "Si je fais un plan fixe de plus de 2 sec, je risque de mourir, alors la caméra bouge tout le temps" Leterier avec Mark Zukerberg, Mark Ruffalo, Woody Harrelson, Dave Franco, Isla Fisher, Morgan Freeman, Michael Caine, Mélanie Laurent, José Garcia... (je jure que ce n'est pas une blague)
 
Une troupe de magiciens réalise des hold-up audacieux. Mais que fait la police ?
 
Soyons clair et tout en nuance d'entrée: c'est de la merde. Pas une grosse merde, mais de la merde quand même.
 
 
Si on fait le bilan:
- caractérisation quasi inexistante,
- mise en place des enjeux floue,
- des personnages peu sympathiques, transparents ou inutiles, hormis celui de Woody Harrelson,
- invraisemblances à la pelle, en fait rien ne tient dans ce scénar,
- scénario au fond mille fois vus, truffés de rebondissement convenus et usant de grosse ficelles,
- arrête de faire virevolter ta caméra merde, ça fout la gerbe,
- ca lorgne très très fort du coté du flim Le Prestige sans lui arriver à la cheville.
 
Il n'y a franchement pas grand chose à sauver... A part Woody Harrelson en mentaliste dragueur libidineux.

jeudi 22 août 2013

The Colony

de Jeff Renfroe avec Ike Turner, Pvt. Hudson...
 
En essayant de faire joujou avec la météo, les hommes ont juste réussi à déclencher une nouvelle ère glacière qui a décimé 99% de la population. Les rares survivants - organisés en petits groupes - ont trouvé refuge sous terre. Problème: une des colonies ne répond plus à la radjo. Il va falloir aller voir sur place.
 
C'est une très bonne série B  - tournée dans une base désaffectée du NORAD - efficace, avec une vrai histoire mais qui n'évite pas certains poncifs du genre et balance sans prévenir deux ou trois scènes gores... Certains y verront un plus, d'autres non ;)  
 
En fait, le seul vrai problème c'est que le flim se termine au moment où il devrait commencer. Oui, c'est un drôle de concept, mais c'est le sentiment que j'ai eu. Ceci dit, c'est tout à fait recommandable.

mardi 20 août 2013

Monsters Academy

de Dan Scanlon avec Collossus, Skynet, Mère, H.A.L....

Ceci est le contraire de la suite de Monsters Inc.

Encore une fois, félicitations aux génies - oui, Ils ne pouvaient qu'être plusieurs, il n'y a pas assez de place dans un seul cerveau pour une idée pareille - qui ont traduit le titre original "Monsters University" en "Monstres Academy".

Pixar serait-il sur une pente savonneuse ? On pourrait se poser la question en voyant MA (ou MU donc). Techniquement c'est bien entendu irréprochable, mais au niveau de l'histoire... Certes, l'ambiance des campus universitaires américains ne fait pas exactement partie de notre culture. On doit donc louper une bonne partie des gags. Reste que l'histoire - parfaitement cohérente avec le monde mis en place dans Monsters Inc. - est surtout un prétexte à une succession de sketchs au contenu narratif assez mince.

Heureusement, les références à Monster Inc. sont extrêmement nombreuses - des plus évidentes aux plus discrètes - et souvent assez droles. On peut donc s'amuser rien qu'avec ça... J'ai failli écrire "tuer le temps avec ça"... Tuer le temps, voilà une idée bien triste et inhabituelle pour un flim de Pixar.

Pour être plus clair: ce n'est pas un mauvais flim, je ne me suis pas ennuyé, mais clairement ça ne vaut pas le chef d’œuvre qu'est Monsters Inc. Perso je le range dans le même sac que Cars, Cars 2 (et probablement Planes - le spin-off de Cars): les "pas indispensables" de Pixar.

Ah oui, il y a une scène post-générique, tout, tout à la fin.

lundi 22 juillet 2013

Gainsbourg - Vie héroïque

de Joann Sfar, avec Eric Elmosnino et plein de gens.

Bon, c'est quoi le problème des Français avec le biopic ? Là où des gens normaux font des biopics cohérents, avec des repères de lieu et de temps et pas trop de flashbacks, c'est comme si en France, on considérait le genre comme indigne ou trop vulgaire, et il serait donc nécessaire de le magnifier ou de le transcender d'une façon ou d'une autre. Le biopic sur Edith Piaf, par exemple, La môme. On choisit à peu près 14 époques différentes, et on fait une séquence qui ressemble à 1-7-13-4-9-12-2-14-1-6-10-3-14-5-8-11-1-14-5-12-3. What. The. Fuck ?

Pourtant, ce flim-ci n'est pas dénué de qualités. Le mimétisme de l'acteur avec son personnage est saisissant comme c'est souvent le cas dans les biopics (Piaf, Coluche, Morrison, Gandhi, Ali, Malcolm X) mais ici, on touche à la perfection. Et puis, il y a plein de bonnes idées. Le personnage en baudruche géante sorti d'une affiche de propagande nazie qui accompagne Gainsbourg enfant est plutôt pas mal. Son double maléfique Gainsbar qui l'accompagne sous forme de marionnette géante jusqu'au jour où ils fusionnent est plutôt bien pensé et bien utilisé.

Mais pour l'essentiel, on considère que vous savez déjà tout de la vie de Gainsbourg, et que ceci n'est pas un biopic, mais une illustration de sa vie en forme d'hommage libre et artistique. D'ailleurs, pour être sûr qu'on ne s'imagine pas qu'il est en train de faire un biopic, le réalisateur le précise lui-même en toutes lettres à l'écran. Si si. Deux fois. Une fois dans le générique de début, et une fois avant le générique de fin. Donc, on sait déjà qu'on ne va pas apprendre ou comprendre grand chose, ce qui est plutôt dommage de mon point de vue. A partir de là, le flim se compose de deux ingrédients : un best of des chansons de Gainsbourg, on entend à peu près toutes ses chansons les plus connues, presqu'en entier, et parfois plusieurs fois. Okay. Et puis ses femmes, qu'on voit se succéder les unes aux autres sans trop savoir pourquoi ni comment. Okay.

Les personnages sont atrocement caricaturaux, depuis les parents de Gainsbourg jusqu'à Bardot, Fréhel, France Gall, Vian, Greco, Birkin, ... Bon, d'accord, la plupart de ces gens *étaient* des caricatures, et pour les autres, montrer Boris Vian ou Greco en une seule et unique scène ne peut que tourner à la caricature.

Au final, je ne vois qui ça peut contenter. Les gens qui, comme moi, ne sont pas fans ni des grands connaisseurs de Gainsbourg vont être frustrés par la licence poétique prétexte à l'évacuation de toute exigence historique ou de toute cohérence scénaristique : ah tiens, j'ai 12 ans en 1943, et j'en ai 20 en 1947. Ah tiens, des enfants, il a eu des enfants, je ne sais pas, ce sont les siens ou pas, difficile à dire. A quel moment il devient chanteur ? Quand commence-t-il à avoir du succès ? Pourquoi ? Comment ? On s'en tape. Le seul épisode qui ressemble à un vrai biopic, c'est celui du concert de Strasbourg annulé par les bérets rouges, et c'est une scène filmée par les caméras de télévision que tout le monde a vu cent fois. Super, merci. Tout le reste ressemble à une évocation arty où ne sait pas démêler l'exact du romancé, le vrai du fantasmé. Un tantinet frustrant quand on a envie d'en apprendre un peu plus sur le personnage et sur sa vie.

Je suppose que le flim ne va pas ravir les fans de Gainsbourg non plus, encore que... C'est possible finalement, faudrait leur poser la question.

En bref : pas mal foutu, me suis pas fait chier, mais que c'est frustrant.

Merci à OliD pour cette excellente critique reproduite ici avec sa permission écrite. J'ai les emails. Tous ? Tous !

Pacific Rim

de Guillermo del Toro avec des robots géants et des monst' géants aussi.

Des monst'...
Quoi ? J'ai pas donné la liste des acteurs ? Mais on s'en cogne, ce sont les monst' et les rob... Ok, ça va, voilà. 

Donc, c'est avec Ron Pearlman, dans un petit rôle, fun, mais inutile. Et les autres on s'en tape. Ils sont biens, ils surjouent tous comme il faut. Ils ont bien compris, eux, que l'important ce sont les monst' et les robots géants !

Des monst' géants venant d'une autre dimension par une porte laissée ouverte au fond du Pacifique nous attaquent. Heureusement on a des robots géants pour leur casser la GL !

J'adore les flims de destruction, à ne pas confondre avec un autre genre légèrement disjoint: les flims catastrophes, c'est pas pareil. Et ici j'ai été servi. Le scénario n'est évidemment qu'un prétexte pour, non pas aligner les scènes de baston, mais pour nous les servir sur un plateau. Car une histoire, il y en a une. Prévisible, bateau, incohérente, peu développée, pas vraiment subtile mais il y en a une.

Le seul vrai point négatif ce sont les seconds rôles comiques : un Ron Pearlman inutile et deux scientifiques que l'on a envie de voir mourir dans d'atroces souffrances. On a l'impression que toutes les scènes les impliquant ont été tournées par Steven Spielberg façon la scène de l’œil dans Minority Repport. Ces scènes tombent comme de gros cheveux gras dans la soupe.

Au fait, ici point de sous texte politique sur fond historique. Il y a bien un ou deux scènes qui laissent entrevoir... non, stop, c'est un flim de robots et de monst' géants, c'est pas un flim sur la guerre d'Espagne !

Donc il y a des robots géants, des monstres encore plus géants, des bastons homériques, des immeubles pulvérisés comme on en a encore jamais vus au cinoche, le tout accompagné d'une musique excellente. C'est ça que j'étais allé voir, je n'ai pas été déçu !

Des monst' géants, des robots géants, du catch, de la destruction. Yeah !

mardi 16 juillet 2013

Fast & Furious 6

de Justin Lin avec... voir la fiche de FF5 et en plus Luke Evans, Gina Carano, Kim Kold...

Il y a un super méchant et il a un super plan pour subtiliser un super truc qui va lui permettre d'engranger une super quantité de pognon. The Rock lui, il trouve pas ça super, il est même très contrarié, alors va contacter la super équipe de Vin, d'autant que la super copine de Vin qu'on croyait super morte, en fait elle serait en super forme et vu que la famille c'est super important... Super !

Je l'ai vu il n'y a pas si longtemps que ça, et je ne me souviens pas de grand chose. Les scènes d'action sont toujours über-nawakesques, le scénar... il ne faut pas chercher à comprendre c'est impossible et il accumule les incohérences, on écrase plein de gens et tout le monde s'en fout et le scénariste ne s'est pas emmerdé avec les détails: Tu veux aller voir après ta copine qu'on croyait morte mais qu'en fait non ? Oui vas-y mon chéri, je t'aime, pas de problème.

Dans mon souvenir, le 5 était nettement plus réjouissant...Surtout après un 4 très très moyen. Avec celui ci, on repart à la baisse... La dernière scène nous annonce un sixième suite, espérons qu'ils inverseront la tendance.

Dispensable.